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22/01/2017

Fugaces

Les fêtes de fin d'année ont, comme à l'accoutumée, charrié leur lot de rabat-joie qui n'ont pu s'empêcher de dire tout le mal qu'ils pensaient de cette période d'orgie alimentaire et de dépense matérielle : du pain rassis et une orange, c'est tellement mieux. J'invite ces tristes sires, la prochaine fois, à joindre le geste à la parole, juste pour voir.

Le député-maire Jean Lassalle chez Ruquier, hier soir, venu parler de sa candidature à la présidentielle. L'homme est célèbre pour sa grève de la faim en guise de protestation contre la décision de l'entreprise Toyal Europe de quitter la vallée d'Aspe. Je ne partage pas, loin s'en faut, les vues de ce Monsieur, mais je n'ai pas aimé la façon dont il a été reçu dans l'émission : comme un paysan montant à la capitale, avec son accent à couper au couteau et ses manières bizarres. Les Parisiens, empreints de sophistication, n'en sont pas revenus. Dans un autre genre, même constat la semaine dernière avec Agnès Verdier-Molinié : la dame a rapidement vu ses propos tournés en dérision, pour violation flagrante du dogme étatiste régnant sur notre pays. L'hérétique avait en effet suggéré de réduire significativement la dépense publique et plus largement de repenser la fonction de l'Etat au profit de la société civile.

Vu une publicité pour le site de rencontre Mektoube.fr, qui procède, nous dit-on, "par affinité culturelle", mais se révèle en fait clairement "destiné à la communauté Maghrébine et aux amoureux du Maghreb". Le principe même du site ne me choque pas, considérant, en tant que libéral, que les critères de choix des individus, quel que soit le domaine, peuvent être de tout ordre, y compris, en l'occurrence, d'ordre ethnique. Non, ce qui me gêne, c'est que je n'imagine pas le même site pour une hypothétique "communauté blanche" sans que cela suscite immédiatement un tollé au sein de la petite meute politico-médiatique.

Il faut avoir assisté au "débat" entre Alain Soral et Daniel Conversano pour comprendre l'état de la "dissidence" dans notre pays. Je ne m'attarderais pas sur l'algarade entre Soral et Conversano, parce que je n'y crois pas du tout (on fait son beurre buzz comme on peut). Non, ce qui m'a intéressé, ce sont les points de vue développés par l'un et l'autre, qui, après examen, n'ont vraiment rien de nouveau. Avec Soral, on en revient à Drumont (1885) et à sa crainte obsessionnelle d'un enjuivement de la France. Et avec Conversano, c'est le grand retour du racisme biologique à la Gobineau (1855) avec des histoires de QI et de taille de bites. Bref, "niveau zéro", comme Dieudonné l'indique ironiquement dans le titre de son émission.

Tu as bien compris ? Le monde est pourri, gangréné par le système capitaliste-apatride-levantin soumis à l'horrible logique féodale cosmopolite-mondialiste-libérale destructrice des peuples. Si tu es d'accord et pour montrer combien tu es rebelle, achète un T-shirt.

Nouvelle victoire de l'Eglise de Scientologie contre l'UNADFI, qui démontre encore une fois combien la lutte contre les présumées "sectes" dans notre pays relève de la chasse aux sorcières : silence assourdissant des médias. Et toujours autant de subventions versées à cette association d'inutilité publique.

Tel écrivain au succès confidentiel qui, aux trois fameuses questions de Kant, répond par un glorieux "rien" (in Le philosophe sans qualités, 2006), se pique pourtant d'être un philosophe professionnel, par opposition à ceux qu'il appelle affectueusement "rats de blog" [sic], soit tous les pauvres hères qui ont le tort de ne pas partager la folle passion que Frédéric Schiffter voue à lui-même. Après avoir censuré longtemps ces ignobles personnages, notre homme a purement et simplement supprimé la possibilité de commenter chez lui. Mais cela ne l'a apaisé qu'un temps : il a récemment découvert que ses détracteurs avaient l'audace de commenter ailleurs ! D'où ce nouveau crachat de mépris terrifié de la part de l'inénarrable "nihiliste balnéaire". Voilà donc comment finit un dilettante : telle cette vieille femme pudibonde qui, ayant surpris les ébats amoureux d'un jeune couple au cours de sa promenade, continuait de se plaindre de les voir batifoler sur une colline éloignée grâce à ses jumelles... 

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