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19/02/2015

La Nature imite l'Art

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12/02/2015

Haro sur le goret

Il y a quelque chose qui me déplaît profondément dans le procès politico-médiatique intenté contre Dominique Strauss-Kahn. Ce dernier – pour lequel je n'ai pourtant aucune sympathie – semble jouer le rôle de bouc émissaire, dans une sorte de grand jeu cathartique à destination de la populace (salaud de riche ! il faut qu'il paye, voire qu'il crève). On n'en fait pas autant pour le premier prolo venu qui viole une nana, quand ce n'est pas un gosse (sauf si le prolo en question est basané, où là, il est évident qu'on a affaire à un barbare). Je trouve en outre très amusant qu'on nous serve le discours féministe habituel sur la dignité des gonzesses quand au même moment sort dans les salles de cinéma une adaptation littéraire sur le sadomasochisme qui fait mouiller les gamines et les ménagères de moins de cinquante ans. Enfin, je vois d'un très mauvais œil cette tendance à confondre droit et morale, qu'il s'agisse d'aller voir une pute ou, dans un autre registre, de s'exiler fiscalement. De mes concitoyens (puissants ou misérables), je n'attends pas qu'ils partagent mes petites convictions morales, mais bien plus modestement qu'ils respectent le droit que nous avons en commun dans l'espace politique que constitue notre pays de résidence. En l'occurrence, la question n'est pas de savoir si Strauss-Kahn va passer avec succès la pesée des âmes, mais s'il a enfreint la loi.