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01/12/2014

Rebels with a cause

Décidément, les idéaux ne sont plus ce qu'ils étaient. A force d'écouter Eric Zemmour, j'aurais pu croire que les jeunes gens partant en Syrie étaient des musulmans au cœur pur, impatients de réaliser le-programme-de-leur-religion-intrinsèquement-hostile-à-un-Occident-devenu-en-outre-de-plus-en-plus-décadent et bla et bla.  Or voilà que j'apprends incidemment que nombre des recrues françaises de l'Etat islamique veulent rentrer chez nous. La guerre sainte pour faire plaisir à Allah, c'est cool, mais si on ne peut même pas recharger son smartphone et qu'en plus il faut se battre, alors là, non merci. Cela corrobore mon analyse selon laquelle on n'a pas affaire à des illuminés, ni même à des chercheurs d'absolu qui trouveraient chez les djihadistes un supplément d'âme cruellement absent en France, mais bien plutôt à des gamins un peu paumés qui se sont embarqués dans une aventure dont ils ne comprennent ni les tenants, ni les aboutissants, pour fuir un réel qu'ils imaginaient terrible et qu'ils regrettent prestement lorsqu'ils découvrent celui des djihadistes.

Une horrible pensée me vient à l'esprit : et si le gouvernement français organisait des stages en Syrie pour certains "jeunes" de banlieue, avec Zemmour ou un autre réactionnaire des temps postmodernes en guise d'animateur ? Il y a peut-être là une piste inexplorée pour résoudre tout à la fois une partie de la délinquance de notre pays et tarir le flot d'absurdités déclinistes qui inonde nos médias.

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