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29/08/2014

Si Allah existe, tout est permis

Dialogue de sourds chez Franck Boizard, à propos de l'islam. Les bonnes âmes qui multiplient les précautions oratoires lorsqu'ils traitent du christianisme, ramenant les crimes qu'il a charriés au cours des siècles au rang d'accidents de parcours imputables à la faillibilité humaine, se lâchent complètement sitôt qu'il s'agit de l'islam. Là, plus de circonlocutions, plus de distinctions, plus de nuances : l'islam est intrinsèquement mauvais et doit être combattu. Et si vous osez dire que l'islam n'est pas un bloc monolithique, qu'il y a plusieurs courants, qu'il convient en outre de distinguer entre la religion, la civilisation et les fidèles islamiques et enfin que les musulmans que vous connaissez, tout en respectant les préceptes de leur foi, ne vous ont jamais accueilli avec un sabre entre les dents, c'est que vous refusez de regarder la réalité en face et que vous êtes un lâche. Vous avez l'outrecuidance de rajouter qu'une étude savante du sujet dissiperait le brouillard mental de vos interlocuteurs ? C'est qu'en sus d'être aveugle et veule, vous souffrez d'un complexe de supériorité... Bref, la vilénie habituelle, sur fond d'ignorance crasse. Je ne suis pourtant pas le dernier à critiquer l'islam et à dénoncer le sectarisme et la violence de certains musulmans. Mais il y a une différence entre réaliser une critique rationnelle à partir des faits, tous les faits et lancer un crachat de mépris terrifié sur l'ensemble des membres d'une communauté à partir de préjugés ineptes. Cette différence devient hélas de moins en moins perceptible dans un pays où nombre de citoyens refusent désormais tout net de cohabiter avec telle ou telle catégorie de la population reconnue coupable de tous les péchés. Entre les juifs qui contrôlent les médias et les banques, les homosexuels qui violent et torturent des enfants, les musulmans qui fomentent leur revanche contre Charles Martel et les élites politiques qui préparent l'avènement du nouvel ordre mondial, le conspirationniste lambda ne sait plus où donner de la tête et finit par la perdre. 

08/08/2014

Le Narcisse de contrebande

Michel est dépité : malgré ses deux à trois bouquins par an, ses innombrables plateaux télé, ses entretiens radiophoniques, ses coffrets... il n'a jamais obtenu la moindre reconnaissance de ses pairs en philosophie. Alors Michel fait tourner à plein sa machine à fantasmes : s'il n'est pas reconnu, c'est parce qu'il est iconoclaste. Il ose, lui, se rebeller contre "les gardiens du temple philosophique institutionnel" (sic) à la manière de ses héros d'un jour, Caillois, Jünger, Leiris – qu'il n'aime d'ailleurs qu'épurés de tout ce qui ne serait pas solaire, hédoniste, libertaire. Car enfin, pour Michel, le monde est simple : il y a d'un côté les philosophes de "la loi philosophante" qui sont aussi cons qu'incompréhensibles mais qui, par une sorte d'ironie du sort, occupent les chaires d'université même pas populaire. Et puis, de l'autre côté, il y a les maudits, que personne ne lit jamais, que les pontifes de faculté méprisent et détournent honteusement et qui finissent sur les étagères d'une bibliothèque normande où là, ils peuvent retrouver une seconde jeunesse, voire obtenir enfin une reconnaissance méritée à l'occasion de la parution d'un énième volume d'une audacieuse "contre-histoire de la philosophie". Heureusement que Michel est là pour venger tous ces auteurs bafoués par l'univers impitoyable de la raison raisonnante !

Bref, rien de tel qu'un petit coup d'autopromotion pour se remettre d'une déprime passagère.

07/08/2014

Le droit à la carte

Un de mes détracteurs habituels sur le sujet du libéralisme me reproche de ne pas distinguer entre le niveau national et le niveau mondial. Cette étrange remarque témoigne combien le libéralisme, en France, est d'abord l'objet d'une profonde méconnaissance. Faut-il rappeler en effet que le libéralisme se définit comme une théorie de philosophie politique qui affirme la primauté des droits individuels ? Par suite, distinguer entre un niveau national et un niveau mondial n'a aucun sens : ou bien les droits individuels sont respectés, ou bien ils ne le sont pas, quel que soit le niveau considéré. Un vol ne cesse pas de l'être parce que j'ai passé la frontière et inversement, un échange économique fructueux ne se transforme pas en vol parce que mon partenaire commercial est Chinois ou Polonais plutôt que Français. De façon assez ironique, les critiques du libéralisme déplorent chez lui l'instauration d'une injustice imaginaire pour mieux promouvoir leur propre système d'injustice réelle : par exemple, les tenants du "patriotisme économique" estiment que les droits individuels des étrangers d'une part et des consommateurs d'autre part peuvent être violés au nom d'un hypothétique "intérêt national" qui n'est jamais, à l'examen, que l'intérêt de quelques-uns situés du "bon" côté de la ligne de démarcation entre leur pays et un autre, quand bien même ils fourniraient un produit ou un service plus cher, ou de moindre qualité. Autre exemple : l'immigration. Les anti-libéraux voient dans ce phénomène une preuve du libéralisme ambiant. En réalité, l'immigration que nous subissons aujourd'hui est la conséquence d'une posture foncièrement anti-libérale, soit l'idée que les individus seraient libres d'aller où bon leur semble, en parfaite violation du droit de propriété individuelle : essayez donc de bronzer sur une plage privée, ou d'entrer dans une fête réservée et vous serez bien reçu. Par suite, il est tout aussi absurde et illégitime de vouloir "fermer les frontières", comme le préconisent les nationalistes, que de vouloir, au contraire, les abolir, comme le recommandent les mondialistes.

En partant des droits individuels comme base de l'analyse politique, les "grands problèmes de notre temps" pourraient être sinon résolus, à tout le moins gérés efficacement. Mais que feraient tous ceux dont l'occupation principale consiste à produire des vents de bouche et l'intention secrète, à dominer autrui ?

04/08/2014

Commémoration

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