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30/06/2014

Sugar psy

On apprend incidemment qu'en dépit de l'immense propagande perpétrée conjointement par les représentants en "paradis plein la tête" (Edouard Zarifian) et les psychiatres au sourire bouddhique que les antidépresseurs et les psychothérapies n'ont finalement qu'une efficacité bien faible sur la dépression (et par extension sur les autres troubles mentaux), en réalité à peine supérieure à un banal placebo, après qu'un chercheur un peu moins malhonnête que les autres – Erick Turner pour ne pas le nommer – a réintégré les essais cliniques non publiés dans l'équation. On appréciera au passage les précautions oratoires du rapporteur de la mauvaise nouvelle, "directeur de recherches au CNRS, Institut d’Étude de la Cognition, École Normale Supérieure", qui prêche malgré tout pour sa paroisse : oui, bon, les résultats ne sont pas terribles, mais quand même, les psychothérapies "fondées sur des preuves" (des preuves de quoi, mystère : pas de leur efficacité, en tout cas... on est loin de l'evidence-based medicine) font moins pire que les autres, "et notamment la psychanalyse", prend-il soin de préciser à ses lecteurs pourtant régulièrement travaillés au corps par l'anti-freudisme obsessionnel des rédacteurs de la revue. D'ailleurs, par une extraordinaire coïncidence, dans le même numéro, un article est consacré aux thérapies cognitives et comportementales, celles-là mêmes, donc, qui remplacent vaillamment la pilule de sucre donnée aux patients : nos amis "rationalistes" voudraient se foutre de la gueule du monde qu'ils ne s'y prendraient pas autrement.

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