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24/05/2014

Le taureau et l'enfant

Alors y'a l'Europe, évidemment. Enfin, "l'Union européenne". C'est différent, il paraît. Les souverainistes disent ça. Ils veulent l'Europe, eux, la vraie, la seule, l'unique, où figurent pas les Roms et les Turcs, par exemple. Ni les Polonais, tenez, qui volent le travail des plombiers français depuis 2005, avant que le félon Sarkozy, suite à son coup d'Etat de 2007, ne la fasse à l'envers au bon peuple qui avait dit non et n'enfonce le clou. Parce que les Français aiment l'Europe, faut pas croire, mais quand même : depuis qu'on y est, le constat frappe, terrible. D'ailleurs Marine le claironne partout : l'Europe, c'est le chômage, les salzétrangers, le rosé coupé, le poulet à l'eau de Javel et le suicide des agriculteurs ; bref, l'Europe, c'est la merde. Et puis, bon, même si tout ça n'est pas vrai, au moins ça fera chier son monde et les Français adorent ça, faire chier. Votez FN ! Dans le camp d'en face, la gêne, en sus de l'oseille, est palpable. Ca commence à se voir qu'eux non plus n'en ont rien à carrer de l'Europe, que c'est tantôt la vache à lait pour maintenir des pans entiers de l'économie française artificiellement en vie et un précieux électorat captif, tantôt le fons et origo malorum, le bouc-émissaire de la lâcheté et de la bêtise nationales. Comme le filon risque de leur échapper, ils ressortent la scie de la paix, de la fraternité et de l'antifascisme. Votez UMPS !

Et puis, y'a la famille. Elle est en danger, il paraît. Soit que le législateur progressiste, rendant un culte à Satan, n'ambitionne de la détruire, soit que le patriarche conservateur, baignant dans le formol, ne menace de l'atrophier. Les experts s'en mêlent, aussi. L'intérêt de l'enfant n'est pas socialiste. Un beau titre de revue psychiatrique, non ? Ne riez pas : c'est scientifique. Les féministes mettent également leur grain de sel, pourquoi pas ? Argument choc : la torgnole serait devenue socialiste le 19 mai dernier. Bref, la Rossignol n'a pas fini de chanter. Une parade amoureuse comme une autre pour exprimer cette envie du pénal qui consume tant de zèbres par chez nous.

18/05/2014

Mauvais joueur

Après qu'il a obtenu l'absolution de la crapule du Vatican et fait marcher les journalistes sur des chemins qui ne mènent nulle part, Jérôme Kerviel en appelle à présent à la grâce du petit filou de l'Elysée. Alors bien sûr, Kerviel ne le dit pas comme ça, se voulant menaçant : vous allez voir ce que vous allez voir, le bougre connaît des gens qui vont tout balancer, pour peu que Flanby leur accorde l'immunité. Aigrefin un jour, aigrefin toujours, serais-je tenté de dire. Sauf que l'escroquerie n'est plus financière, mais sentimentale. Kerviel a triché et s'est fait gauler, mais il compte bien se refaire, avec un nouveau filon : celui du voyou repenti, désormais en lutte contre le vilain système qui l'a enfanté. Je ne sais pas qui est le plus à plaindre dans l'histoire : ce pauvre type qui joue son va-tout ou les gogos qui croient à ses boniments.

17/05/2014

La croix, le croissant et l'effrontée Marianne

Discussion intéressante chez Franck Boizard à propos de la réponse à apporter face à l'envahissement progressif du territoire national par l'islam. Selon notre limeur, le salut des Français se trouve uniquement dans un retour au christianisme, la foi des ancêtres étant censée triompher de la foi des nouveaux arrivants. Je ne partage pas du tout cette analyse. D'abord parce que force est de constater que le christianisme, certes historiquement affaibli dans l'un des pays les plus athées au monde, se porte néanmoins de mieux en mieux par chez nous, précisément parce que bon nombre de mes concitoyens, pris par la complexité du monde comme des lapins dans les phares d'une voiture, se terrent de plus en plus dans le clapier chrétien... ce qui ne fait pas reculer l'islam d'un iota, tout simplement parce que le christianisme guerrier d'antan n'existe plus depuis belle lurette, ayant cédé la place à une sorte de religiosité molle et sentimentale, marquée au fer rouge de la "fraternité universelle" (Nostra aetate, 1965). Ensuite parce qu'opposer la foi chrétienne à la foi musulmane, c'est se tromper de cible : l'enjeu n'est pas qu'une foi défasse l'autre, au prix d'un regain d'archaïsme, mais que la foi musulmane se dissolve dans la République, comme la foi chrétienne en son temps. Sur ce point, il faut d'ailleurs rappeler aux amnésiques que la laïcité n'est pas apparue dans notre pays un beau matin par la bonne volonté de l'Eglise à se soumettre aux nouvelles résolutions de l'Etat, mais qu'elle a été arrachée par ce dernier à la première au terme d'une lutte sans merci. La seule différence, concernant l'islam, c'est qu'il s'agit d'une religion importée et qu'il convient par suite d'abord de lui accorder la place qu'elle mérite en vertu du respect de la liberté religieuse... sans transiger pour autant sur le respect de la laïcité. C'est à mon avis seulement dans la tenue de cette double exigence que les mosquées se fondront dans le paysage multiculturel et que les musulmans deviendront des croyants comme les autres. Evidemment que c'est un pari ! Mais je suis toujours surpris par la manière dont les Français considèrent leur propre culture, comme s'ils voulaient donner raison aux islamistes : ainsi serions-nous en pleine décadence et n'aurions-nous rien de mieux à offrir aux intégristes que leur attente impatiente des délices d'Allah. Faut-il se vautrer dans la haine de soi pour ne pas voir combien notre modernité attise jusqu'au désir des plus fanatiques, ainsi qu'en attestent ces crachats de mépris terrifié qu'ils nous adressent et qui fleurent bon le refoulé !

11/05/2014

La rente Banania et la filoche du politique

Le gros Louis-George accuse : il y a plus de 150 ans, de méchants Français (lire "Blancs", car le Nègre est toujours victime, jamais bourreau et Mariani n'a qu'à bien se tenir) ont profité de la traite atlantique. Mais au fond, Louis-George s'en fout, des esclaves. Non, ce qu'il veut, c'est palper du comptant. Alors, avec l'appui de sa bande organisée, il pleurniche, il dénonce et surtout il attaque en justice, Louis-George, pour faire payer les négriers des siècles passés... par procuration. Ben ouais : Dominique Soporifique a beau dire, demander réparation aujourd'hui pour des crimes commis hier, c'est bien attribuer la responsabilité de l'esclavage d'antan à des citoyens du présent. Mais qui doit régler la note ? François Hollande avait déjà exprimé l'année dernière une habile (une fois n'est pas coutume !) fin de non recevoir à cette revendication délirante : la souffrance, ça se chiffre pas en billets de banque et c'est très moche, ce que vous faites, les mecs, Aimé Césaire doit se retourner dans sa tombe. Au passage, j'attends avec impatience la vidéo de Dieudonné sur le sujet, lui qui n'a pas de mots assez durs – et à juste titre – contre "l'industrie de l'Holocauste" (Finkelstein, 2000)...

Et puis, Gérard Filoche chez Ruquier, ce soir. Le gauchiste dans toute sa splendeur : Robin des bois, mais en beaucoup plus gras et gueulard – version politicien français, quoi. Faut prendre aux riches pour donner aux pauvres ! Faut réduire le temps de travail, jusqu'à 32, 30h, oui Madame ! Parce que le travail est un gâteau à partager, oui Monsieur ! Faut relancer la consommation ! Faut dire non à l'austérité et à l'ultra-libéralisme rampant ! Ouais. Quand on en est à chanter toujours la même antienne depuis plus de 30 ans, faut surtout fermer sa gueule, Gérard.

05/05/2014

Les bons et les mauvais taxis

J'apprends que de "faux" taxis séviraient dans les aéroports et les gares de notre pays en alliant, les fourbes, disponibilité, attractivité des prix et efficacité dans leur offre de service. Conséquence : les clients (surtout les étrangers, qui ne manquent évidemment jamais une occasion de spolier l'honnête travailleur français) délaisseraient les "vrais" taxis. Ces derniers, pourtant organisés en mafia depuis des années mais ne parvenant pas à endiguer le phénomène, en appellent à la morale et au bâton de police pour préserver leur monopole.

Bref, encore des gens qui ont tout compris à l'économie de marché.