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11/05/2014

La rente Banania et la filoche du politique

Le gros Louis-George accuse : il y a plus de 150 ans, de méchants Français (lire "Blancs", car le Nègre est toujours victime, jamais bourreau et Mariani n'a qu'à bien se tenir) ont profité de la traite atlantique. Mais au fond, Louis-George s'en fout, des esclaves. Non, ce qu'il veut, c'est palper du comptant. Alors, avec l'appui de sa bande organisée, il pleurniche, il dénonce et surtout il attaque en justice, Louis-George, pour faire payer les négriers des siècles passés... par procuration. Ben ouais : Dominique Soporifique a beau dire, demander réparation aujourd'hui pour des crimes commis hier, c'est bien attribuer la responsabilité de l'esclavage d'antan à des citoyens du présent. Mais qui doit régler la note ? François Hollande avait déjà exprimé l'année dernière une habile (une fois n'est pas coutume !) fin de non recevoir à cette revendication délirante : la souffrance, ça se chiffre pas en billets de banque et c'est très moche, ce que vous faites, les mecs, Aimé Césaire doit se retourner dans sa tombe. Au passage, j'attends avec impatience la vidéo de Dieudonné sur le sujet, lui qui n'a pas de mots assez durs – et à juste titre – contre "l'industrie de l'Holocauste" (Finkelstein, 2000)...

Et puis, Gérard Filoche chez Ruquier, ce soir. Le gauchiste dans toute sa splendeur : Robin des bois, mais en beaucoup plus gras et gueulard – version politicien français, quoi. Faut prendre aux riches pour donner aux pauvres ! Faut réduire le temps de travail, jusqu'à 32, 30h, oui Madame ! Parce que le travail est un gâteau à partager, oui Monsieur ! Faut relancer la consommation ! Faut dire non à l'austérité et à l'ultra-libéralisme rampant ! Ouais. Quand on en est à chanter toujours la même antienne depuis plus de 30 ans, faut surtout fermer sa gueule, Gérard.

Commentaires

Vous avez parfaitement raison. Les revendications communautaires sont insupportables, qu’elles soient du Cran ou des LGTB… :)

Écrit par : Dumet | 13/05/2014

@Dumet

>> Comparaison n'est pas raison. Je ne sache pas que les LGBT aient jamais réclamé une réparation financière pour les persécutions hélas bien réelles qu'ils ont subies à travers les âges, ni même qu'ils aient formulé une quelconque accusation générale au prétexte de ces persécutions. Je n'ai pas non plus connaissance d'une loi française qui reconnaîtrait la déportation, le meurtre ou l'expérimentation médicale comme crime contre l'humanité, s'agissant des LGBT. Et enfin, je n'ai pas vu des centaines de milliers de personnes descendre dans les rues et manifester contre les mariages mixtes, ou l'adoption par des citoyens Noirs d'enfants Blancs, ni assisté à d'intenses débats d'experts pour déterminer si la négritude était contagieuse.

Écrit par : Agg | 13/05/2014

C'est que dans la surenchère communautariste de ces dernières années, les LGTB arrivent chronologiquement bons derniers et ils n'en sont pas encore à l'étape de réclamer du pognon (hormis les subventions de fonctionnement néanmoins).

Mais je vois qu'ils sont en train de mettre les bouchées doubles pour compenser et cela ne saurait tarder : songez qu'une commémoration de la déportation des homosexuels déportés a eu lieu récemment dans une ville (Bordeaux) ou il est avéré qu'aucun d'entre eux n'avait été déporté et dans un pays ou les déportés pour ce motif se comptent au maximum par quelques dizaines (quelques dizaines de trop bien évidemment, mais à mettre en rapport avec les 60 millions de morts du conflit).

L'article relatant cela est d'ailleurs un modèle du genre :
http://www.sudouest.fr/2014/04/28/la-memoire-retrouvee-1537938-2780.php

Extrait :
"« C'était une des revendications de la communauté LGBT les plus évidentes à satisfaire. Continuer à ignorer ce fait historique constituerait de l'homophobie », analyse Julien Pellet, avec son recul de militant, mais aussi d'historien."

M. Pellet doit être un peu plus militant qu'historien car je rappelle que le principe de la recherche historique est d'être libre. Et si un historien démontre que les quelques dizaines de déportés homos l'ont été pour d'autres motifs que leur homosexualité, il ne sera pas nécessairement homophobe.

Bref, la mise en place de la rente du triangle rose se précise.

Vu la combatitivité du lobby LGTB (démission du PDG de Mozilla soupconné d'homophobie, pression sur un jeu vidéo Nitendo pour que les personnages puissent se marier entre couple du meme sexe, suppression du sponsoring de la Saint Patrick par Guiness sous leurs pressions et j'en passe...), ca ne devrait pas trop tarder.

Écrit par : Dumet | 13/05/2014

@Dumet

>> Vous touchez juste. Je vous rejoins tout à fait dans la dénonciation du militantisme LGBT lorsque celui-ci confine à l'outrance et au ridicule. Je me garderais néanmoins de jeter le bébé avec l'eau du bain : ce n'est pas parce qu'il y a des revendications délirantes qu'il n'en est pas des légitimes. Le tout étant de savoir séparer le bon grain de l'ivraie, comme dirait l'autre.

Écrit par : Agg | 14/05/2014

A vrai dire, il me semble que cela fait un certain temps que les revendications LGTB confinent à l'outrance.

Et puis si je puis me permettre, à partir du moment ou vous écrivez des choses comme celle-ci : " Je ne sache pas que les LGBT aient jamais réclamé une réparation financière pour les persécutions hélas bien réelles qu'ils ont subies à travers les âges " - on est déjà dans l'outrance.

Les LGTB jusqu'à une date récente n'ont jamais formé une communauté en temps que telle. Les homos n'étaient pas persécutés, en France tout du moins. Les pratiques sexuelles homos étaient certes marginalisées dans la société. Les homos eux même absolument pas. Ou alors qu'on me cite une loi qui interdisait aux homos d'exercer tel ou tel métier, un homme politique ou un écrivain ayant eu sa carrière brisée en raison de son homosexualité !
Pas de ratonnades non plus d'homos avec une justice qui aurait été systématiquement complaisante envers leurs auteurs. Bref, les homos faisaient partie intégrante de la population. On peut d'ailleurs répertorier sans trop de difficultés des personnages célébres en France qui ont été homo, il y a de ca plusieurs décennies.

La aussi, beaucoup de dialectique LGTB ("eux contre nous") pour se donner une posture victimaire à postériori.

Écrit par : Dumet | 15/05/2014

@Dumet

>> Je ne vois pas bien où se situe l'outrance lorsque j'évoque les crimes dont les homosexuels furent victimes à travers les âges : des bûchers du Moyen Age aux "thérapies aversives" modernes en passant par les expérimentations nazies et les exécutions soviétiques... sans même évoquer le reste du monde, le mot de "persécutions" ne me paraît pas usurpé.

Vous avez raison pour la naissance récente de la communauté LGBT, mais cette dernière entend moins lutter contre des persécutions (même si elles existent toujours en Occident, certes à un moindre degré : pas de "ratonnades" ? et pas de complaisance envers les criminels ? Les trois petites frappes qui ont agressé Wilfred de Bruijn et Olivier Couderc en plein Paris l'année dernière encourent de 12 à 18 mois de prison : je ne trouve pas ça cher payé pour une agression de haine pure et simple et d'ailleurs avérée par la justice) que pour des droits civils. Pour mémoire, la dépénalisation de l'homosexualité, en France, date seulement de 1982 et son déclassement psychiatrique (CIM) de 1992 (ce qui n'empêche pas une majorité de gens, voire certains psychiatres, de continuer à la considérer comme un trouble mental ou une perversion). Le Pacs date de 1999. Le mariage proprement dit et l'adoption d'enfants, remontent, eux, à l'année dernière et ont déchaîné les passions : vous croyez que ça leur a fait quoi, aux homos ? Quant à la marginalisation, il y a une variable cachée dans votre observation : c'est que la plupart des homosexuels – en dehors de quelques êtres fortunés qui pouvaient se permettre d'être eux-mêmes en pleine lumière – vivaient cachés pour vivre en paix, reclus dans la honte, d'où, aujourd'hui, la marche des fiertés.

Qu'il y ait, comme vous dites, une posture victimaire au sein de la communauté LGBT ne fait pour moi aucun doute. Mais c'est à mon avis beaucoup plus une question de stratégie militante (contre-productive, à l'évidence) que, comme je peux le lire parfois, de "complot homosexuel" (allant bien sûr de pair avec le "complot juif"...). Saviez-vous d'ailleurs que Judith Butler, la terrible, a consacré un livre entier à cette question ("Défaire le genre", 2004) ?

Écrit par : Agg | 16/05/2014

Mais bien sûr qu'y a une homophobie répugnante en vronze !
Putain, vous niez l'évidence !
Les zommos, après avoir inventé l'alphabet, découvert les nombres, l'Amérique et la physique quantique, les zommos, donc, ont libéré L'Afrance du joug totalitaire des nazis
Puis ils ont reconstruit le pays
En remerciements, le gouvernement ( de Gaule, Pétain ou Sarko, on sais plus trop, mais c'est pareil) les ont expédié dans des camps, près de la frontière espagnole, où ils ont retrouvé les descendants des républicains vaincus et ceux des harkis
Et vous voudriez taire cela ?
Mais ce passé qui ne passe pas, il faut au contraire en causer !
Monter sur la table pour mettre la question sur le tapis !

Écrit par : kobus van cleef | 23/05/2014

Pour ce qui est du gros Filoocheux, on l'a pas vu chouiner en direct à la télé comme pour l'affaire Cahuzac...
Ce garçu est probablement en train de s'endurcir
Mauvais, ça, il ne pourra plus voir les choses avec son âme d'enfant....

Écrit par : kobus van cleef | 23/05/2014

@kobus van cleef

>> Bonjour et bienvenue sur mon blog.

Sur les "zommos", vous confondez avec les immigrés "chance pour la France" (© Stasi). Plus sérieusement, m'est avis que le tintamarre LGBT prendra fin le jour où l'orientation sexuelle d'un individu ne servira plus de prétexte à des agressions caractérisées ou à des manifestations de citoyens comme il faut...

Quant à la Filoche, c'est un pur produit de l'étatisme français, élevé dans la haine du libéralisme et rentabilisant cette dernière depuis des décennies à grand renfort de colères surjouées qui ravissent la plèbe.

Écrit par : Agg | 23/05/2014

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