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24/11/2013

Per fas et nefas

Depuis quelques mois, j'interviens ponctuellement chez Fikmonskov, blogueur vedette de la "réacosphère" très lié au Printemps Français. Si je partage certains de ses points de vue, je suis loin de les partager tous, mais c'est, me semble-t-il, l'intérêt de tenir un blog : non pas seulement faire signe à ses semblables pour se retrouver dans le confort de l'entre-soi, mais aussi interpeller des altérités pour se confronter à des positions adverses. Hélas, trois fois hélas, Fikmonskov, comme quelques autres avant lui qui m'ont incité à ouvrir cette rubrique, supporte de moins en moins la contradiction et censure à tout va. Me concernant, tout est apparemment parti d'une discussion houleuse sur l'avortement s'étant terminée par de jolis noms d'oiseaux (on appréciera au passage la vulgarité de mes interlocuteurs se réclamant pourtant à l'envi de la morale et de la sensibilité...). J'ai laissé passer l'orage. De retour sur un tout autre sujet après douze jours de silence, je n'ai malheureusement pas reçu meilleur accueil, pour finir par être exclu sans délai. Comme à chaque fois dans ce genre de cas, je réponds à mon censeur ici-même :

Ce n'est une "vision de merde" que parce que vous avez une conception idéaliste des choses, avec en particulier l'idée qu'il y aurait des règles à respecter pour atteindre vos objectifs, alors que comme le rappelle fort justement Ghislain, votre adversaire, lui, ne joue pas franc-jeu. Mais votre adversaire n'est pas le Diable et vous n'êtes pas Dieu, non, l'un et l'autre incarnez simplement des groupes humains aux intérêts conflictuels et dans ce cadre la seule question valable consiste à se demander comment faire cohabiter tout ça dans un Etat de droit – sauf bien sûr à rêver d'un "grand soir" ou d'un "grand matin" qui liquiderait jusqu'à notre régime politique actuel, ce qui ne pourrait se faire qu'au prix non seulement de la vérité, mais aussi de la vie, dont j'ai pourtant cru comprendre le caractère sacré chez vous.

En conclusion, je ne vois pour vous que deux options : soit vous diriger vers un pragmatisme de bon aloi, soit vous crisper de plus en plus sur votre idéalisme (comme cela me semble être le cas en ce moment : j'interviens peu, mais je lis les discussions et je vous trouve de plus en plus fermé au dialogue), avec le risque tôt ou tard de basculer dans la violence (qui incube tranquillement dans notre pays depuis quelques années). Voilà, je ne vous embête pas plus, en espérant que vous ne prendrez pas à nouveau la mouche pour ces modestes lignes.

Je vous dédie, cher Fikmonskov, ce mot de Samuel Butler : "Un homme digne de ce nom : 1°) doit avoir un idéal élevé ; 2°) doit mettre cet idéal résolument de côté au premier clin d'œil du sens commun".

Commentaires

Ce n'est pas la contradiction que je ne supporte pas - et vous le savez très bien, ce qui me confirme dans l'idée que j'ai bien fait de vous fermer ma porte à jamais -, c'est votre relativisme pseudo-intellectuel, votre refus de jamais rien conclure, votre incapacité à avancer et à faire avancer quiconque vers la vérité.

Et c'est également votre acharnement à venir débiter du vide chez moi, malgré les nombreuses demandes que je vous ai faites de cesser votre monologue - parce qu'il n'y a jamais rien à répondre à vos commentaire -, qui m'a poussé à vous bloquer, afin - croyais-je, naïvement, mais c'était sous-estimer votre talent en tant que troll - de ne plus m'énerver contre vous de façon complètement inutile et épuisante pour tout le monde. Ainsi, les débats pourront peut-être reprendre quand les lecteurs que vous avez découragés oseront à nouveau commenter sans crainte de voir leurs remarques noyées dans le vagues de vides que vous lancier régulièrement à l'assaut de mon blog.

Enfin, pour conclure, je dirai que les sens commun que vous invoquez contre moi ne m'a jamais fait le moindre clin d’œil dans aucun de vos commentaires. Je crains que vous en soyez complètement dépourvu : le relativisme n'est pas de la nuance, quoi que vous sembliez en penser.

Écrit par : Fikmonskov | 30/11/2013

@Fikmonskov

"""""Ce n'est pas la contradiction que je ne supporte pas - et vous le savez très bien"""""

>> Il suffit pourtant de parcourir votre blog pour voir que je suis loin d'être le seul que vous avez bloqué au prétexte d'une opinion non autorisée. Et c'est somme toute logique, puisque vous pensez détenir "la vérité", ce qui signifie que les autres se trouvent dans l'erreur et doivent donc être au mieux rééduqués et au pire éliminés, c'est-à-dire, sur Internet, privés de parole. Je n'ose songer cependant ce que donnerait votre attitude dans une position de pouvoir : vraisemblablement quelque chose de pas très éloigné de ce que les progressistes du gouvernement que vous combattez nous donnent à voir aujourd'hui. Voire pire.

"""""ce qui me confirme dans l'idée que j'ai bien fait de vous fermer ma porte à jamais -"""""

>> Quelque chose me dit que vous êtes toujours confirmé dans vos idées. Gageons que la réalité vous apprenne tôt ou tard à penser contre vous-même.

"""""c'est votre relativisme pseudo-intellectuel, votre refus de jamais rien conclure, votre incapacité à avancer et à faire avancer quiconque vers la vérité."""""

>> Je n'ai en effet pas l'ambition de "faire avancer" quiconque vers "la vérité", ne me prenant pas pour un berger. Explorez mon blog : vous découvrirez que j’ai tout comme vous mes petites opinions sur les êtres et les choses. Mais contrairement à vous, je ne prends pas ces opinions très au sérieux, les tenant bien prudemment pour miennes et non pas pour vraies (Montaigne) et intégrant au fil du temps la complexité croissante des sujets que j’aborde. Par conséquent, je n'attends d'un dialogue avec autrui qu'une saine émulation dans un esprit de tolérance en lieu et place d’une leçon de morale dans un esprit dogmatique. Je pense que vous n'avez toujours pas pris acte du pluralisme contemporain, vous enfermant dans une tour d'ivoire, croyant peut-être ainsi vous protéger de l'incertitude – intrinsèque à notre humaine condition – et/ou incarner une lumière dans la nuit de vos congénères. Enfin, si vous tenez absolument à mettre une étiquette sur mon approche du monde, alors faites-le correctement : je me situe dans la lignée du perspectivisme cher à Ortega y Gasset et quelques autres maudits, soit l’idée que "la vérité" dépend d’une perspective déterminée, d’une situation, d’un contexte et qu’il n’existe donc pas d’absolu. Le perspectivisme n’est pas pour autant un relativisme, en tant qu’il pose les points de vue particuliers comme complémentaires entre eux. Evidemment, une telle approche implique de descendre de son petit trône imaginaire et d’accepter qu’autrui puisse aussi avoir des choses valables à dire sur l’univers.

"""""Et c'est également votre acharnement à venir débiter du vide chez moi, malgré les nombreuses demandes que je vous ai faites de cesser votre monologue - parce qu'il n'y a jamais rien à répondre à vos commentaire -, qui m'a poussé à vous bloquer, afin - croyais-je, naïvement, mais c'était sous-estimer votre talent en tant que troll - de ne plus m'énerver contre vous de façon complètement inutile et épuisante pour tout le monde."""""

>> Chacun sa responsabilité dans l'échange : j'expose mon point de vue, rien ni personne ne vous force à le lire, encore moins à y répondre, principe de bon sens conversationnel qui vaut pour tout le monde. Par suite, votre énervement me paraît plutôt venir du fait que vous n'acceptez pas jusqu'à l'expression même de l'altérité, parce qu'elle contredit dramatiquement votre prétention à "la vérité". Le plus drôle (ou triste), c’est que vos réactions emportées témoignent combien vous croyez peu à cette vérité dont vous vous réclamez bruyamment : quand on est assuré dans sa position, on accepte le débat et les avis contradictoires avec sérénité.

"""""Ainsi, les débats pourront peut-être reprendre quand les lecteurs que vous avez découragés oseront à nouveau commenter sans crainte de voir leurs remarques noyées dans le vagues de vides que vous lancier régulièrement à l'assaut de mon blog."""""

>> Voilà une belle exagération : non seulement j'ai peu commenté chez vous, mais j'ai toujours commenté de manière concise, ne développant qu'à la faveur d'une discussion ouverte le plus souvent par d'autres intervenants – fait là encore aisément vérifiable. Par ailleurs, je crois que vous n’avez pas besoin de moi pour décourager vos lecteurs : le blocage quasi-systématique des contrevenants à votre doxa particulière, assorti d'insultes lâchées dans un accès d'émotivité incite peu à poster un commentaire sur votre blog, à plus forte raison s’il s’agit d’un commentaire critique.

"""""Enfin, pour conclure, je dirai que les sens commun que vous invoquez contre moi ne m'a jamais fait le moindre clin d’œil dans aucun de vos commentaires. Je crains que vous en soyez complètement dépourvu : le relativisme n'est pas de la nuance, quoi que vous sembliez en penser."""""

>> Vous avez décidément une façon toute personnelle d'interpréter les messages qu'on vous adresse, ici à la limite de la paranoïa. En citant Butler, je n'invoquais pas le sens commun "contre vous", je vous invitais seulement à voir les choses sous un angle beaucoup plus pragmatique. Et dans ce cadre, il me semble avoir au contraire multiplié les clins d'œil à votre endroit, que ce soit à propos du "mariage pour tous", de la prostitution, de l'avortement ou encore de la stratégie à adopter contre vos adversaires. Vous préférez pour l'heure vous draper dans l'absolu, c'est votre droit, je vous souhaite d'évoluer – à moins bien sûr que vous trouviez plus commode de rester dans une éternelle posture de contestation : le Front national fait ça très bien depuis plus de quarante ans.

Écrit par : Agg | 30/11/2013

Pondez tous les paragraphes argumentés que vous voulez, ça ne vous rendra pas plus intelligent.

Écrit par : Fikmonskov | 01/12/2013

"j'expose mon point de vue, rien ni personne ne vous force à le lire, encore moins à y répondre"

En fait, vous voudriez simplement que je vous lise - sinon pourquoi venir poster chez moi ? - mais que je ne vous réponde pas ? Et vous osez parler de mon déplorable sens du dialogue ? Mais c'est vous qui ne savez pas ce qu'est un dialogue : ce qui vous fait triper, c'est de raconter des conneries, si possible en beaucoup de caractères (et avec beaucoup de name-dropping pour faire croire que vous avez lu des livres), mais ce n'est certainement pas de discuter.

Et d'ailleurs c'est logique : discuter, dans votre logique, ne sert à rien. Ce qui nous ramène toujours à la même question : pourquoi ne fermez-vous pas votre gueule une bonne fois pour toute ? Vous avez vos opinions ? Très bien, gardez-les pour vous, puisqu'elles ne sont pas plus valables que les miennes. Si vous venez les exposer chez moi, c'est que vous voulez que je les écoute, et donc que vous voulez me les imposer. Et tout votre joli petit cirque s'écroule dans la foulée.

Vous basez votre vie sur un système qui tombe de lui-même dès lors que vous voulez l'exposer. Je comprends que ça ne soit pas rigolo, mais n'imposez pas vos états d'âme aux autres, il y en a qui essayent de construire des choses qui puissent tenir debout.

Écrit par : Fikmonskov | 01/12/2013

@Fikmonskov

"""""Pondez tous les paragraphes argumentés que vous voulez, ça ne vous rendra pas plus intelligent."""""

>> Souffrez que je vous réponde et de la manière qui m'agrée : ici, vous êtes chez moi et vous ne pouvez pas me censurer.

"""""En fait, vous voudriez simplement que je vous lise - sinon pourquoi venir poster chez moi ? - mais que je ne vous réponde pas ? Et vous osez parler de mon déplorable sens du dialogue ? Mais c'est vous qui ne savez pas ce qu'est un dialogue : ce qui vous fait triper, c'est de raconter des conneries, si possible en beaucoup de caractères (et avec beaucoup de name-dropping pour faire croire que vous avez lu des livres), mais ce n'est certainement pas de discuter."""""

>> C'est votre interprétation. Je dirais pour ma part que je respecte suffisamment la liberté de mon interlocuteur pour ne pas lui dicter sa réaction à mes propos : je ne saurais sommer quiconque de répondre à un de mes commentaires. Quand j'obtiens une réponse, je me réjouis de la discussion qui s'amorce, sinon, je m'en remets très vite. Bref, vous êtes libre, Fikmonskov, pourquoi ce besoin de contrôler jusqu'aux intentions d'autrui ? Par ailleurs, lorsque je développe un point de vue, je reconnais bien volontiers être inactuel, en ne me soumettant pas à la logique d'immédiateté de notre époque (des réponses simples et faciles, tout de suite) et en citant des auteurs que j'ai lus à l'appui de mes dires (ici, Montaigne et Ortega y Gasset, sacré name-dropping !) : que cela vous fasse trépigner d’impatience suggère chez vous une certaine immaturité intellectuelle.

"""""Et d'ailleurs c'est logique : discuter, dans votre logique, ne sert à rien. Ce qui nous ramène toujours à la même question : pourquoi ne fermez-vous pas votre gueule une bonne fois pour toute ? Vous avez vos opinions ? Très bien, gardez-les pour vous, puisqu'elles ne sont pas plus valables que les miennes. Si vous venez les exposer chez moi, c'est que vous voulez que je les écoute, et donc que vous voulez me les imposer. Et tout votre joli petit cirque s'écroule dans la foulée."""""

>> Voilà une des conséquences de votre absolutisme : comme vous croyez détenir "la vérité", l’importun qui ose vous adresser un point de vue différent du vôtre ne peut que chercher à vous l’imposer, dans votre logique binaire. J’avais pourtant déjà évoqué sur votre blog la fable jaïniste des aveugles et de l’éléphant : chaque aveugle touchant une partie différente de l’éléphant, sa perception ne se conformera pas à celle d’autrui, sans pour autant que l’un ait raison contre l’autre.

"""""Vous basez votre vie sur un système qui tombe de lui-même dès lors que vous voulez l'exposer. Je comprends que ça ne soit pas rigolo, mais n'imposez pas vos états d'âme aux autres, il y en a qui essayent de construire des choses qui puissent tenir debout."""""

>> Quand je vois l'état dans lequel vous vous mettez à partir d'un banal différend, je ne peux que m'interroger sur la solidité de votre système. De nous deux, la personne qui vacille, c'est vous : censure, attaques personnelles, insultes, bientôt des menaces, qui sait ? Vu de ma fenêtre, vous me faites penser à un gamin fiérot qui prendrait son château de sable pour une authentique forteresse.

En vous souhaitant malgré tout un bon dimanche, profitez-en pour vous détendre !

Écrit par : Agg | 01/12/2013

"chaque aveugle touchant une partie différente de l’éléphant, sa perception ne se conformera pas à celle d’autrui, sans pour autant que l’un ait raison contre l’autre."

Et pourtant l'éléphant restera un éléphant. Et c'est en discutant qu'ils arriveront à avoir une idée un peu précise de ce qu'est l'éléphant dans son ensemble.

Vous faites exactement le contraire : vous dites qu'il n'y a pas d'éléphant, que chacun a raison de croire que ce qu'il sent est l'éléphant dans son intégralité, et en plus vous vouez aux gémonies celui qui ose chercher à savoir ce qu'est l'éléphant.

Pas de bol : même vos fables jouent contre vous.

Écrit par : Fikmonskov | 01/12/2013

@Fikmonskov

"""""Et pourtant l'éléphant restera un éléphant. Et c'est en discutant qu'ils arriveront à avoir une idée un peu précise de ce qu'est l'éléphant dans son ensemble."""""

>> Effectivement : en en discutant ensemble, dans le respect de chaque perception, ni plus ni moins vraie qu'une autre, mais complémentaire. Pas en réduisant au silence les autres aveugles pour danser sur leurs cadavres encore fumants à la gloire de sa perception personnelle.

"""""Vous faites exactement le contraire : vous dites qu'il n'y a pas d'éléphant, que chacun a raison de croire que ce qu'il sent est l'éléphant dans son intégralité, et en plus vous vouez aux gémonies celui qui ose chercher à savoir ce qu'est l'éléphant."""""

>> Vous m'avez lu bien vite : je dis que chaque individu a une perception particulière de l'éléphant et qu'il ne peut donc légitimement pas prétendre avoir accès à "la vérité" de l'animal dans sa totalité. Si vous cherchiez vraiment à savoir ce qu'est l'éléphant, vous accueilleriez chaque point de vue comme une occasion de gagner en compréhension, au lieu de vous braquer.

"""""Pas de bol : même vos fables jouent contre vous."""""

>> Cette fable montre surtout combien vous avez du mal à admettre vos limites humaines et à accepter le dialogue, qui suppose un rapport d'égal à égal. Exemple ici-même : tandis que je vous tends la main, vous crachez dedans avec un air guerrier. C'était peut-être une attitude appropriée au Néolithique, mais aujourd'hui, avec plus de 7 milliards d'humains sur la planète et la possibilité très réelle pour notre espèce de s'autodétruire, c'est une attitude irresponsable. Lorsque vous serez mieux disposé, c'est avec plaisir que je discuterai avec vous.

En attendant, je vais retourner cultiver mon jardin et vous laisse bien volontiers le dernier mot : j'ai passé l'âge de jouer à qui pisse le plus loin.

Écrit par : Agg | 01/12/2013

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