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08/09/2013

Sur un gay luron et une gay lubie

Interview très intéressante de Pierre Palmade sur Europe 1 hier. L'humoriste y aborde le sujet de son homosexualité1, en dehors de tout politiquement correct. Il explique ainsi sans retenue qu'il n'aime pas son homosexualité, que la colère à l'encontre de cette dernière s'est muée en tristesse, parce qu'il se trouvait "fait pour les femmes"2. Palmade conclut sur une note résignée : il faudra bien qu'il s'y fasse, s'il veut un jour être heureux en couple, avec un homme, donc. Si j'évoque cette interview, ce n'est pas pour accréditer une quelconque thèse anti-homos, mais pour souligner combien notre société prétendument libérée maltraite même ceux qu'elle prétend protéger. Si je ne peux qu'approuver l'esprit de tolérance qui anime les promoteurs de la liberté sexuelle, sous toutes ses formes, je m'interroge en revanche lorsque ces mêmes promoteurs refusent ne serait-ce que d'envisager qu'une inclination sexuelle3 puisse être source de souffrance pour un individu, indépendamment du regard social porté sur cette inclination. C'est le travers des militants LGBT4 : faire croire que les personnes qui vivent mal leur homosexualité souffrent exclusivement du rejet d'autrui. Dans cette optique, il suffit de changer les mentalités pour que l'homo malheureux passe de la honte à la "fierté"5 et s'assume gayment6. A l'homo que ce beau programme n'intéresse pas7, il n'est absolument rien proposé. Même la psychiatrie qui, il n'y a pas si longtemps encore8, considérait l'homosexualité comme une inclination pathologique9, s'interdit désormais de penser au moindre traitement de celle-ci, alors qu'elle s'y autorise pour les délinquances sexuelles10 ou même, plus prosaïquement, pour une sexualité excessive11. Seuls quelques dissidents outre-Atlantique12, évidemment tenus pour "homophobes" a priori par les ligues de vertu de notre époque, prennent la souffrance homosexuelle au sérieux.

En clair et encore une fois : vous avez le droit d'être libre, mais uniquement sur le mode validé par les oukases culturels.

 

1. Pour les impatients, c'est à 3:46.

2. On rappellera que Pierre Palmade fut marié un temps à Véronique Sanson.

3. Je préfère ce terme, qui me paraît plus exact, à celui d'"orientation sexuelle", qui simplifie à outrance la question des préférences sexuelles. Je songe en particulier à l'échelle de Kinsey.

4. Lesbiennes, Gays, Bi et Trans. 

5. "Fierté" qui consiste, selon les militants LGBT, à se trémousser cul nu sur un char une fois l'an.

6. Oui, j'ai fait exprès.

7. On notera que Palmade, a priori le premier concerné, reconnaît dans cette interview se foutre comme de sa première chemise de la "cause" gay ("qu'ils se démerdent").

8. L'APA a déclassé l'homosexualité de la liste des pathologies psychiatriques en 1973, hélas plus sous la pression du lobby gay d'alors qu'au terme d'un authentique débat scientifique. Quant à l'OMS, elle n'a suivi le mouvement qu'en 1992.

9. Ce qui n'est pas une insulte, ou alors, il faut m'expliquer : considérer la schizophrénie comme une maladie mentale constitue-t-il une insulte à l'encontre des personnes souffrant de ce trouble ?

10. Je précise que je n'assimile là en aucune façon l'homosexualité à une délinquance sexuelle, je me demande seulement ce qui rendrait l'homosexualité si imperméable à la psychiatrie, tandis que les délinquances sexuelles, elles, lui seraient accessibles : on pourrait traiter une inclination à l'origine d'actes criminels, mais pas une inclination à l'origine d'une souffrance personnelle ?

11. Le frais émoulu DSM-5 propose en effet le "trouble hypersexualité" en tant que nouvelle catégorie.

12. Je fais référence à la NARTH américaine, qui se bat d'ailleurs en ce moment pour maintenir le droit pour les familles et les mineurs de choisir la forme de traitement psychologique concernant l'homosexualité. Le gouverneur du New Jersey, Chris Christie, a voté récemment une loi imposant aux thérapeutes d'aider leurs patients à assumer leur homosexualité, à l'exclusion de tout autre approche, sous peine d'interdiction d'exercer.

Commentaires

Peut-être n'est-il pas inutile de rappeler que le but de la NARTH, institution qui travaille avec de nombreuses organisations religieuses, n'est aucunement de proposer un choix pour les personnes homosexuelles mais d'affirmer que l'homosexualité est un problème et de le soigner. Elle ne considère pas comme valable la vision d'une homosexualité acceptée et bien vecue par la personne. Elle s'oppose, comme le dit Wikipedia (j'ai bien conscience de la faiblesse de la référence) au consensus scientifique sur la question. Personnellement, je ne connais aucun scientifique ou professionnel de la psychologie honnête et de bonne foi qui considère qu'on puisse changer son orientation sexuelle par une thérapie. Ceux qui l'affirment sont en général des gens rattachés à une institution ou une idéologie religieuse.

Par ailleurs, les militants LGBT ne considèrent pas que ce qui fait souffrir la personne, c'est seulement le rejet d'autrui. Au contraire, ils sont parfaitement conscients de l'existence et des dégats de l'homophobie intériorisée. Prétendre que cette homophobie intériorisée, c'est-à-dire l'intégration par la personne de la vision négative de l'homosexualité véhiculée par la société, n'aurait aucun lien avec le contexte social, ce n'est pas très honnête. Cela ne signifie pas que la souffrance de la personne est liée uniquement à l'extériorité. Mais tout de même, on peut aisément concevoir que la vision qu'une personne a d'elle-même est fortement influencée par la société où il vit et la manière dont elle considère l'une ou l'autre de ses particularités.

La NARTH ne prend pas la souffrance homosexuelle au sérieux. Elle s'en sert pour véhiculer son idéologie. Mais où sont les preuves de l'efficacité de ses thérapies ? que faites-vous des positions des organisations de psychologues affirmant que les thérapies de changement d'orientation sexuelle ne sont pas efficaces mais conduisent au contraire à des dépressions et des tentatives de suicide ?

Pour revenir à l'exemple de départ, Pierre Palmade a commencé par être en colère contre son homosexualité. Aujourd'hui il est triste. Peut-être un jour passera-t-il à l'étape de la sereine acceptation et vivra-t-il en paix avec lui-même. Gageons que si la NARTH avait posé ses griffes sur lui, il n'en serait pas là.

Écrit par : Martin | 11/10/2013

@Martin

>> Bonjour et merci de votre commentaire. Je reviens sur votre long développement argumenté point par point :

- Ce n'est pas parce que la NARTH travaille avec des organisations religieuses, ou même en reçoit des soutiens financiers, que son discours sur l'homosexualité se révèle automatiquement biaisé : c'est possible, mais vous ne pouvez pas le sous-entendre comme une évidence, vous devez le démontrer. De plus, si l'on admet votre reproche, on peut l'adresser également aux associations rivales, coupables, dans cette logique, de leurs liens avec le lobby LGBT : dès lors, le débat est clos, puisque toute possibilité d'objectivité a été éliminée. Non, si vous voulez être rigoureux, vous devez mettre les mains dans le cambouis et examiner les publications scientifiques des uns et des autres.

- La NARTH constitue de fait une alternative, puisque comme vous le dites vous-même, l'idéologie dominante impose l'idée que la seule option pour une personne ayant une inclination homosexuelle, c'est de l'assumer.

- Vous aurez en effet bien du mal à trouver un professionnel qui contrevienne à l'idéologie dominante sur la question de l'homosexualité, pour la bonne et simple raison que des lois interdisent tout écart de discours et de pratiques sur cette question. Vous avez bien lu : des lois. Je ne sais pas vous, mais personnellement ça ne me paraît pas très scientifique ; en outre, à ce compte-là, le "consensus" est vite formé.

- Je ne crois pas avoir nié l'importance du regard social, externe ou intériorisé, dans le malaise d'une personne ayant une inclination homosexuelle. En revanche, j'ai soulevé des doutes à l'encontre de la thèse selon laquelle ce regard social constituerait le seul déterminant dudit malaise ; c'est pourtant la position du lobby LGBT, d'où l'accent démesuré mis sur la lutte contre l'"homophobie".

- Avez-vous lu les publications scientifiques de la NARTH ? Dans ces publications, les chercheurs reconnaissent eux-mêmes la difficulté de modifier une inclination sexuelle, mais affichent tout de même certains résultats. Bref, rien que de très normal dans le cadre d'un traitement psychologique. Quant aux mises en garde des organisations de psychologues, je les entends, mais je suis surpris qu'elles ne fassent pas état de la situation inverse, où des individus ont été contraints par des thérapeutes à vivre leur homosexualité et sont tombés dans la dépression, voire ont tenté de se suicider. En clair, ce n'est pas noir ou blanc. Notez qu'on rencontre aujourd'hui exactement la même problématique avec le transsexualisme. Et je m'étonne que nos sociétés qui se veulent libérales prétendent, sur ces sujets, imposer une perspective unique, au mépris même de la diversité des requêtes des premiers intéressés.

- Enfin, je m'amuse de vos termes : la NARTH serait donc dotée de "griffes" ? J'espère que vous réalisez à quel point vous exprimez là un parti pris négatif, qui vous permet d'évacuer le débat sans examiner les éléments scientifiques contredisant votre point de vue. Par ailleurs, il me semble que c'est à Pierre Palmade de décider ce qu'il entend faire de son homosexualité. Or dans la société où il vit, il n'a d'autre choix que de l'assumer.

Écrit par : Agg | 12/10/2013

Je ne cache aucunement mon parti pris négatif envers la NARTH. Je suis moi-même homosexuel et je connais la torture qui consiste à se demander si au fond de soi-même la façon qu'on a d'aimer ne serait pas une maladie. Vous conviendrez que nous ne sommes pas sur un pied d'égalité : quelque soit l'issue du débat, à moins que vous ne soyez vous-même homosexuel, vous pourrez poursuivre tranquillement votre existence. En ce qui me concerne, il en va de la direction à donner à ma vie. Il est donc impossible que l'affectivité n'entre pas en ligne de compte.

Non la NARTH n'est pas une alternative. Son propos n'est pas de dire qu'il y a des gens dont l'homosexualité constitue une maladie ou un problème qu'il faut soigner, et d'autres pour lesquels ce n'est pas le cas. La NARTH dit que l'homosexualité est un problème en soi, indépendamment de la manière dont le vit la personne.

Je m'interroge des cas que vous mentionnez où des personnes auraient été contraintes par des thérapeutes d'assumer leur homosexualité. Avez-vous des preuves ou des exemples ? Quoiqu'il en soit, je pense que nous pouvons convenir que quand un thérapeute contraint son patient à quelque chose, dans un sens ou dans l'autre, il a outrepassé ses droits, il a passé par dessus bord les règles déontologiques nécessaires à sa profession et il a fait preuve d'abus de pouvoir. En bref, c'est un mauvais thérapeute. Mais moi qui en ait connu plusieurs, je n'ai jamais été contraint d'assumer mon homosexualité. Simplement, le problème que j'ai étudié avec eux, c'est la manière dont je vis et ressens mon homosexualité, ce qui est très différent du fait de la considérer comme une maladie à soigner.

C'est toujours un argument mis en avant par les défenseurs des thérapies pour "guérir" de l'homosexualité que les premiers concernés peuvent les demander ardemment. Moi-même il y a quelques années, j'aurais accueilli avec joie cette perspective. Mais ce n'est plus le cas aujourd'hui. La question n'est pas seulement de savoir ce que demandent les gens. Il y a des tas de gens qui face à une difficulté font appel à des charlatans. La question est de savoir si la vision de la NARTH est une vision juste.

Voilà ce que je dis : la NARTH est un rassemblement de charlatans. Je n'ai pas lu leurs études (j'avoue que l'envie me manque, mais je pense que ce n'est pas très grave car je ne suis pas scientifique), mais vous prétendez que leurs études seraient une preuve de l'efficacité, dans certains cas, de leur thérapie. Mais pour que ces études soient des preuves, il faudrait qu'elles ne soient pas le fait de la NARTH elle-même, juge et partie, mais de chercheurs indépendants. Les résultats de la NARTH sont-ils publiés dans des revues scientifiques à comité de lecture reconnues ? C'est dans ce cas qu'on pourrait les prendre au sérieux. Parce que des organisations partisanes qui publient des études soi-disant sérieuses, il y en a à la pelle.

Le fait que la NARTH soit une organisation peu rigoureuse me semble une idée partagée par la communauté scientifique. Communauté scientifique qui ne vit pas sous la peur de soi-disant lois leur interdisant d'affirmer une vérité qu'elle garderait par devers soi par prudence. Il n'existe aucune loi qui condamnerait un travail scientifique rigoureux sur l'homosexualité. Les seules lois sur ce sujet que je connaisse en France, concernent la lutte contre les discriminations et l'incitation à la haine et à la violence. Un travail scientifique ne rentre pas dans ce cadre, sauf s'il se sert de sa caution scientifique pour appeler à la haine.

C'est bien à Pierre Palmade de décider ce qu'il entend faire de son homosexualité. Ceci est vrai pour toutes les personnes homosexuelles. Il est très facile, dans la société actuelle, de ne pas assumer son homosexualité. Je le sais d'expérience. Mais si on lit son interview dans son entier, je ne crois pas que ce soit son souhait. Par delà sa colère puis sa tristesse, il mentionne la possibilité un jour de s'y faire et de vivre heureux en couple avec un homme. C'est là à mon avis que réside l'espoir.

Écrit par : Martin | 12/10/2013

@Martin

>>

- D'abord, il me paraît fautif de dire que vous *êtes* homosexuel. En fait, vous *avez* une préférence homosexuelle, qu'il vous appartient de vivre ou de ne pas vivre, d'accepter ou de refuser, en fonction de la direction que vous souhaitez donner à votre existence. Et à ce titre, nous sommes sur un strict pied d'égalité, car j'ai exactement le même choix à faire à partir de ma préférence hétérosexuelle : après tout, rien ne m'oblige à me marier, ni même à avoir des relations sexuelles avec des femmes. Je peux tout aussi bien décider de sublimer ma sexualité en rentrant dans les ordres ou en m'engageant dans une entreprise artistique, par exemple. De plus, l'avantage de parler de préférences sexuelles, ou d'inclinations, c'est que cela correspond à la réalité du caractère instable et perméable du désir sexuel humain, ainsi que l'a montré Alfred Kinsey. Nombre de gens lui en ont d'ailleurs beaucoup voulu, à l'époque, précisément parce qu'il bousculait l'idée d'une sexualité gravée dans le marbre naturel. Enfin, je trouve dangereux de se définir exclusivement à partir de l'un de ses particularismes : vous n'*êtes* pas plus homosexuel que je ne *suis* hétérosexuel, nous sommes tous deux des *personnes*, dont l'une des nombreuses caractéristiques est d'avoir une préférence sexuelle, homosexuelle pour vous, hétérosexuelle pour moi.

- Vous vous méprenez sur la NARTH : son propos n'est pas du tout de dire que l'homosexualité serait une "maladie" à traiter, mais qu'elle est une inclination que certains individus acceptent tandis que d'autres la refusent. Dans ce cadre, la NARTH ne prétend pas savoir mieux que les individus ce qu'il convient de penser de l'homosexualité et propose, à ceux qui le demandent, des outils thérapeutiques pour modifier une inclination jugée indésirable. Juste à titre d'information et comme je le dis dans mon article, l'utilisation de tels outils ne pose étrangement aucun problème aux psychologues "mainstream" lorsqu'il s'agit de traiter, notamment aux Etats-Unis, une "hypersexualité", par exemple. C'est pourtant exactement le même principe : modifier une inclination jugée indésirable. Dans le même ordre d'idées et sans faire évidemment aucun amalgame, il existe également des thérapies pour aider les délinquants sexuels à contrôler, voire éliminer leurs pulsions. Par suite, l'argument selon lequel il serait impossible et/ou dommageable de tenter de modifier une inclination sexuelle me paraît pour le moins sujet à caution.

- Les preuves de ce que j’avance sont empiriques : aujourd’hui, vous ne pouvez pas aller voir un thérapeute et lui demander de vous aider à modifier votre homosexualité, parce que la conception de l’homosexualité comme inclination modifiable a été déclarée illégale. Par suite, tout ce que peut faire un thérapeute, c’est au mieux écouter ce que vous avez à dire sur votre homosexualité et au pire vous inciter à assumer cette inclination. Vous n’avez aucun autre choix. Lorsque cela concorde avec votre objectif, tout va bien. Mais si d'aventure votre objectif se trouve en porte-à-faux avec la vision du thérapeute, vous voilà coincé.

- Sur les publications scientifiques de la NARTH et au risque de vous surprendre, oui, elles paraissent dans des revues à comité de lecture, même si au passage le principe même de l'évaluation par les pairs pose des problèmes soulevés par nombre de chercheurs, mais c'est une autre question. Malgré des travaux rigoureux, donc et ainsi que vous en témoignez vous-même, la NARTH est très souvent caricaturée comme un repaire de pseudo-scientifiques "homophobes" : moi je veux bien, mais à un moment ou à un autre, il faudra bien se saisir du débat porté par cette association. Enfin, je rappellerais qu’à ce jour, nous ignorons quels sont les déterminants clairs de l’homosexualité, même si certains facteurs biologiques et psychosociaux ont pu être mis en évidence.

- Je crains que vous ne sous-estimiez grandement le poids des lois (vous oubliez notamment la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme, qui condamne fermement tout suivi thérapeutique de l’homosexualité autre que celui d’une aide à assumer cette inclination) et au-delà de la pression sociale sur le travail de recherche. C'est vrai pour l'homosexualité comme pour tout un tas de domaines, où aucun scientifique sensé n'ira plus s'aventurer aujourd’hui, d'abord parce qu'il n'obtiendra pas de financements, ensuite parce qu'il sera cloué au pilori. Pour en revenir au sujet de l'homosexualité, il est d'ailleurs très intéressant de voir le changement de discours de grands noms de la psychiatrie et de la psychologie (Robert Spitzer, Albert Ellis) au fur et à mesure de l'extension de l’influence du lobby LGBT : ce n'est pas en vertu d'avancées scientifiques que ce discours a changé, mais parce que la société elle-même a changé, rendant inaudible ledit discours.

- Je vous invite à faire très attention avec la notion de "communauté scientifique". La "communauté scientifique" n'existe pas. Ce qui existe, ce sont des scientifiques dont les avis peuvent se rejoindre ou au contraire diverger, dans le cadre d'une émulation générale et continue. En outre, majorité ne fait pas vérité : exemple de la théorie héliocentrique chère à Galilée et contestée non seulement par des théologiens, mais aussi par nombre de scientifiques de son temps. Ou encore exemple actuel de la théorie du changement climatique d'origine humaine, à propos de laquelle les médias nous assurent qu'il y aurait un "consensus" parmi les scientifiques. A l'examen, c'est faux, mais le problème, c'est que ces mêmes médias accordent une large audience aux scientifiques du GIEC et affiliés et peu voire pas d'audience aux scientifiques qui ont un autre point de vue, le tout sur fond de diabolisation des "hérétiques" et encore une fois au mépris du débat.

- Quant à Pierre Palmade, je n’ai pas entendu son discours de la même manière que vous. Pour moi, il se résigne à vivre son homosexualité, parce qu’il n’a pas d’autre choix et je trouve ça triste. Entendons-nous bien : s’il ne formulait aucune plainte à l’encontre de son homosexualité et la vivait de manière épanouie, je n'aurais rien à redire. Mais ce n’est pas le cas et là, je vois une faille de la société libérale, qui ne définit la liberté qu’à sa façon étriquée et partiale, au détriment d’une authentique liberté individuelle.

Écrit par : Agg | 12/10/2013

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