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07/09/2013

La météo responsable de conneries humaines extrêmes

Je viens de tomber sur cet article. Le titre, terrible, a attisé ma curiosité. Je m'attends donc à une démonstration implacable, en vertu du principe qui veut qu'une affirmation extraordinaire soit étayée par des preuves extraordinaires. Las, je suis vite dégrisé. J'apprends en effet que la "découverte" des chercheurs se résume au fait que "dans certains cas [...] le changement climatique induit par les émissions de gaz à effet de serre résultant des activités humaines a contribué à ces phénomènes"1 : tournure alambiquée qui donne furieusement l'impression que les chercheurs n'ont aucune idée de ce qui se passe. L'aveu vient juste après : "déterminer les causes de ces phénomènes demeure un défi". Et ça continue tout du long : "l'impact humain sur le climat peut être en partie responsable des précipitations exceptionnelles en Australie, de la sécheresse hivernale sans précédent en Europe du Sud et de la sécheresse en Afrique de l'Est", "de telles précipitations ont probablement résulté d'une humidité accrue produite par l'accumulation des gaz à effet de serre"... Le summum du ridicule est atteint avec cette phrase : "La vague de chaleur dans l'est des États-Unis au printemps 2012 est l'un des exemples où l'influence humaine est la plus probante selon les chercheurs, pour qui 35 % de ce phénomène peut être attribué au changement climatique." Je ne suis pas climatologue, mais en bonne logique, cela signifie que 65% de ce phénomène ne peut pas être attribué au changement climatique et c'est évidemment ce pourcentage qu'il s'agirait d'expliquer en premier lieu. L'article finit avec le même sophisme rebattu depuis des années par les partisans du changement climatique d'origine humaine2, soit la montée du niveau "de l'océan" (lequel ? mystère) qui résulterait "en grande partie" (on admire la précision scientifique) de la fonte des glaces arctiques (quid des glaces antarctiques ?), ce dernier phénomène ne pouvant pas "s'expliquer seulement par les variations naturelles" (dans quelles proportions ? boule de gomme). Fin en apothéose, avec une sentence du GIEC3 : il serait ainsi "hautement probable que l'influence humaine sur le climat soit responsable de plus de la moitié de la montée des températures à la surface du globe entre 1951 et 2010". Si vous avez la moindre idée de ce que ça peut vouloir dire, n'hésitez pas, parce que moi, là, j'abandonne.


1. C'est moi qui souligne, pour l'ensemble de cette note, dans les passages de l'article évoqué. 

2. Oui, c'est comme ça qu'on dit, maintenant, dans les milieux autorisés (souvenir de Coluche, 1986), le terme de "réchauffement global" ayant disparu, en raison de son caractère notoirement pseudoscientifique .

3. Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat.

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