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21/08/2013

Du rififi chez les FEMEN

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Amina, activiste tunisienne en pleine protestation contre le système qu'il est pas gentil avec les femmes, le 15 août dernier [Source : FEMEN]

Ca barde, chez les FEMEN, après que leur première activiste tunisienne, Amina Sboui, a annoncé hier, dans une interview au Huffington Post Maghreb, son départ du mouvement. La jeune femme semble en effet avoir réalisé tout soudain que l'organisation à laquelle elle appartenait ne portait pas les religions dans son coeur1 et faisait preuve d'une belle opacité quant à son financement2. Evidemment, si Amina quitte les FEMEN, elle n'en abandonne pas pour autant son combat féministe. D'ailleurs, un autre mouvement, délicatement nommé "Feminism Attack"3, lui ferait de l'oeil. Pendant que la jeune Amina réfléchit, le leader des FEMEN, Inna Shevchenko, balance : Amina, traîtresse ! 

Ce que je trouve le plus sidérant dans tout ça, ce sont les modes de revendication utilisés, comme si se balader les nichons à l'air en couinant comme une truie, taguer des murs ou encore jeter des oeufs contre un bâtiment officiel avait une quelconque portée politique. Amina a tout de même l'honnêteté de reconnaître que "l’usage de la violence est obligatoire parfois". Elle découvrira bien assez vite qu'il l'est toujours, tout du moins lorsqu'on ambitionne de "casser le système". Mais je doute que ce soit l'objectif réel de ce néo-féminisme. Il s'agit plutôt d'agitprop, qui pourrait bien servir d'autres fins que celles que nos jeunes exaltées croient poursuivre.

 

1. On peut par exemple lire sur la page Facebook de Femen France, dans un statut publié hier (10:47) : "La Bible, la Torah, le Coran c'est la même merde. FEMEN n'est ni islamophobe, ni christianophobe, ni judéophobe. FEMEN est RELIGIOPHOBE parce que toutes les religions rabaissent les femmes." On sent là toute la rigueur d'une certaine philosophie féministe.

2. En témoignent les révélations faites par une journaliste de la télévision ukrainienne ayant infiltré le mouvement. Elle explique notamment que les "militantes" sont payées pour leurs "prestations", "prestations" auxquelles elles sont préalablement formées pendant plusieurs semaines et qui se résument pour l'essentiel à montrer leurs seins en vociférant. Quant au financement proprement dit, mystère et boule de gomme, même si la présence discrète de gens des milieux d'affaires européens et américains (Helmut Geier alias "DJ Hell", Beat Schober, Jed Sunden...) donne quelques indices.

3. C'est moi ou ce nom est parfaitement ridicule ? On le croirait directement tiré d'une parodie cinématographique américaine avec des petits hommes verts belliqueux. En même temps, ce n'est pas mieux chez nous, avec une meneuse de manifestations d'ampleur nationale se faisant appeler "Frigide Barjot".

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