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17/04/2013

Cahuzac à confesse

Quelle tristesse que cette longue contrition interview de Cahuzac chez Achilli. Il faut dire que ce dernier a la gueule de l'emploi et a joué son rôle à la perfection : cet air de sévérité, mêlée de fausse commisération, considérant son interlocuteur comme la dernière des merdes, mais une merde de choix sur la scène médiatique et qui lui a réservé à lui, Achilli, l'exclusivité de sa pénitence. On rappellera tout de même que Jérôme Cahuzac n'a pas violé un bébé avant de le démembrer vivant et d'engloutir ses morceaux, mais qu'il a seulement mis de l'argent à gauche, ce que n'importe quel citoyen français normalement constitué fait ou essaie de faire quand il a pigé l'ampleur de la spoliation légale caractérisant l'impôt dans ce pays.

Je n'aime pas le tour moraliste que prend cette affaire : la politique n'a rien à voir avec la morale. Ce que le peuple demande à ses représentants, ce n'est pas d'être des saints – ce qu'ils ne sauraient pas plus être que l'individu lambda – mais de gouverner. Si la France ne connaissait pas la crise, ou à tout le moins y faisait face avec un minimum d'efficacité, je pense que l'affaire Cahuzac aurait très vite rejoint la pile des innombrables "affaires", connues de tous et n'intéressant personne, politiques hexagonales.

 

 

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