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26/03/2010

La phagocytose de Monsieur Z.

Ici.

Dommage, je l'aimais bien, moi. C'est donc désormais officiel : Eric Zemmour est devenu le nouvel épouvantail à moineaux du système. Logique du repoussoir, qui permet que surtout, rien ne bouge.

Plus ça change et plus c'est la même chose.

 

20/03/2010

Printemps

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18/03/2010

Syllogismes pour les nuls

Tous1 les trafiquants sont des Noirs et des Arabes.

Or Mouloud est Arabe.

Donc...

a) Mouloud est un trafiquant.

b) Eric Zemmour est raciste.

c) A la LICRA, on ne maîtrise même pas les rudiments de la logique.

d) A la LICRA, on est raciste2.

 

Certains pédophiles sont des prêtres catholiques.

Or les prêtres catholiques font voeu de chasteté.

Donc...

a) La chasteté est la cause de la pédophilie.

b) Tous les prêtres catholiques sont pédophiles.

c) En bien-pensance, on ne maîtrise même pas les rudiments de la logique.

d) En bien-pensance, on est cathophobe3.

 

 

1. En fait, Eric Zemmour a dit "la plupart". Je simplifie pour les besoins de la démonstration.

2. C'est probablement ce que je trouve le plus savoureux dans cette énième dénonciation antiraciste : ce sont les dénonciateurs qui entendent dans le propos d'Eric Zemmour ce qui pourrait être éventuellement tenu pour raciste dans l'affaire, soit l'idée qu'être Noir et Arabe va de pair avec un comportement criminel.

3. Ca fait drôle de lire ce néologisme, hein ? Il se situe pourtant exactement dans la même lignée que les autres "-phobes" ("homo-", "islamo-", "judéo-") mais étrangement, on ne l'entend jamais nulle part, malgré un exercice appuyé médiatiquement de ce qu'il désigne : que fait la HALDE ?

15/03/2010

Don Juan wanted

Du temps de Molière, la figure de Don Juan représentait la subversion de la loi, la rébellion contre Dieu, le refus d'un certain ordre établi. Et puis le XIXe passa par là avec son romantisme vomitif, dépeignant un Don Juan toujours séducteur, mais désormais repentant. Vinrent enfin, avec le XXe siècle, deux grands fléaux idéologiques : la psychanalyse et le féminisme. Pour la première, Don Juan est un malade qui n'a pas résolu son Oedipe, cherchant sa mère en toute femme ; pour le second, Don Juan est un salaud, bref, appartient à cette espèce d'hommes qu'il convient d'éradiquer. Ces deux discours sévissent encore aujourd'hui, s'entremêlant parfois en une belle contradiction1. Mais la modernité n'entendait pas en rester là. Dernière trouvaille en date : Don Juan n'est plus un névrosé, plus un connard, non, c'est un abruti. En effet, selon le bon docteur Kanazawa, seul un homme au QI inférieur peut fouler au pied le modèle inventé par Saint Paul et tromper sa femme, voire se vautrer dans la luxure en papillonnant de femme en femme. Mais il y a quand même une couille dans le potage, puisque selon notre spécialiste, les personnes les plus "intelligentes"2 sont forcément progressistes et athées, or l'idée de monogamie va quand même un peu de pair avec le patriarcat et au-delà, avec la notion d'un ordre des choses à respecter, en tant que manifestation d'une transcendance. M'enfin, allez faire comprendre ça à un mec qui se croit très malin et témoigne dans le même temps d'une réflexion digne d'un jeune con de gauche3.

 

 

1. Don Juan ne pouvant être, en bonne logique – discipline qui échappe tant aux psychanalystes qu'aux féministes –, à la fois malade et coupable.

2. Soit celles que notre savant bridé (dans sa jugeote, voyons) estime telles. C'est le problème avec l'intelligence : on ne juge jamais celle des autres qu'à partir de la sienne propre.

3. Ou de droite, hein, je ne suis pas sectaire. Tout ça pour dire que non, je ne suis pas allé voter hier. Je ne cède aux sirènes irrationalistes qu'à l'occasion des présidentielles ; le reste du temps, je garde en tête les conclusions du théorème d'Arrow.

11/03/2010

Margot n'a plus de larmes

Lundi dernier, pleurnicheries féministes et délires associés. Hier, énième pleurnicherie judéomaniaque avec la sortie de La Rafle au cinéma ("même les enfants, vous vous rendez compte"). Dans une poignée de jours – si ce n'est déjà fait –, les autres communautés se rappelleront à notre bon souvenir : les Juifs, d'accord, mais faudrait voir à ne pas oublier les Noirs et l'esclavage ou encore les Arabes, qui, s'ils nous les cassent franchement à hurler en permanence, sont eux aussi horriblement discriminés dans notre beau pays. D'ailleurs, tenez, c'est au tour d'Eric Zemmour de "déraper", chez Ardisson : l'importun a osé dire que la plupart des trafiquants étaient des Noirs et des Arabes d'où, en aval, des contrôles policiers plus fréquents dans cette frange de la population. On pourrait rajouter que nos prisons sont majoritairement pleines de personnes d'origine étrangère mais, bien sûr, ce n'est pas de leur faute : c'est la-faute-à-la-so-ci-é-té. Et quiconque suggère le contraire n'est qu'un odieux raciste. Pendant ce temps, on apprend qu'un gamin de 14 ans ("d'origine maghrébine"...) a gazé sa prof parce qu'elle avait qualifié Al Qaida d'organisation terroriste : une coïncidence.

Non, Margot n'a plus de larmes. Elle a préféré s'acheter des armes.