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09/03/2010

Du ridicule en féminisme

"Le ridicule tue" aboya tout soudain Madame Montreynaud lors du débat d'hier soir. Adressée aux "machos", cette formule illustra finalement l'ensemble des interventions de notre "chienne de garde" sur le plateau de Frédéric Taddeï. Madame Montreynaud s'insurgea un temps contre la "violence verbale". Mais se rend-t-elle compte que parler, comme elle le fait, au nom des femmes, se révèle précisément d'une rare violence ? Car c'est diviser d'emblée l'humanité en deux camps bien distincts, les femmes d'un côté et les hommes de l'autre, les premières éternelles victimes et les seconds éternels bourreaux, s'opposant dans une terrible guerre des sexes (ou bien faut-il écrire "genres" ?). Pis, Madame Montreynaud, par son obsession féministe, a sous-entendu qu'il existerait des sujets intéressant les hommes et d'autres intéressant les femmes. A l'évidence, la liberté d'expression n'était pas le dada de notre représentante canine, préférant vitupérer contre les paroles de chansons d'un pauvre rappeur ou l'affiche d'un chanteur engagé, le message d'icelle échappant dramatiquement à notre "cheffedemeute" brusquement atteinte d'idiotie et réduite au premier degré. Cerise sur le gâteau, Madame Montreynaud dénonça l'"extermination des femmes", prenant pour exemple la politique de l'enfant unique en Chine et évoquant l'interruption volontaire de grossesse (IVG), défendue pourtant si ardemment par notre féministe en d'autres circonstances. Quelque esprit chagrin se demandera alors à bon droit en quoi le fait d'empêcher une fille de naître constituerait plus une "extermination" qu'empêcher un garçon de naître : ou bien l'IVG est un meurtre et il l'est quel que soit le sexe de l'enfant à naître, ou bien il ne l'est pas mais dès lors Madame Montreynaud ne peut plus parler d'"extermination" par ce biais-là. Hélas, trois fois hélas, Madame Montreynaud, en dehors de ses rodomontades, n'a pas témoigné d'une telle subtilité dans l'analyse. Clou du spectacle, Madame Montreynaud a dénoncé ironiquement le manque de "galanterie" des hommes en France. Galanterie ?! Mais cette dernière ne consiste-t-elle pas à traiter les femmes d'une certaine manière parce que ce sont des femmes, bref, la galanterie ne constitue-t-elle pas la disposition sexiste par excellence ? Pour terminer et considérer l'étendue de la "domination masculine" à l'oeuvre en France, en 2010, il suffit d'en juger par le titre de "macho de l'année" décerné par Madame Montreynaud et sa bande à Louis Nicollin, président du club de football de Montpellier, pour avoir proféré la phrase suivante :

« On peut se parler, se dire les choses. On est des hommes, pas des gonzesses. »
(Source : L'Équipe, 2 novembre 2009 ; au sujet d'un différend avec Benoît Pedretti, capitaine de l’équipe de football d'Auxerre)

Des propos terribles.

 

[Note publiée en parallèle sur le forum de l'émission Ce soir ou jamais sous le titre : Tous les trois jours, le ridicule tue une féministe]

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