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26/02/2010

Bourreau, subst. masc.

Une fête1 digne de ce nom se préparant à l'avance, voilà déjà quelques semaines que flotte dans l'air une mauvaise odeur de "féminisme", comprendre la théorie du grand complot originel des hommes contre les femmes, afin d'asseoir leur domination2. Ce qui donne en aval les pleurnicheries autour des violences contre les femmes, faisant de ces dernières d'éternelles victimes, postulat qui ne manque pas d'agacer quelque féministe réelle et conséquente3. La connerie est montée d'un cran avec cette loi contre les violences psychologiques, adoptée à l'unanimité hier à l'Assemblée nationale. Qu'est-ce qu'une violence psychologique ? Tout ce qu'une gonzesse considérera comme telle. Cosette n'aura plus qu'à aller voir un psychiatre et se mettre d'accord avec quelques proches pour que la source de tous ses maux termine derrière les barreaux. Objectif : que les salauds ne disposent plus d'aucun bastion. On nous assure solennellement qu'on saura faire la différence entre une dispute ponctuelle et un authentique harcèlement. Mouais. Comme aux Etats-Unis, où tout ça est déjà monnaie courante depuis des années (l'Oncle Sam ayant toujours une longueur d'avance dans l'envie du pénal chère à Muray), ce qui fait que vous ne pouvez plus dire bonjour à une nana avec le sourire sans risquer la plainte pour harcèlement sexuel. Tout ce vacarme psycho-truc repose par chez nous sur les "travaux" d'une psychiatre qui revendique fallacieusement4 l'invention du concept d'harcèlement moral. Une nouvelle étiquette psychiatrique5 a alors vu le jour : "pervers narcissique". Comment vous dire... Tout ce que fait le pervers narcissique est entaché de péché, de mauvaises intentions, il ne cherche qu'à détruire. Bref, le pervers narcissique, c'est le Diable des temps modernes. Et il suffit de lire les critères permettant de le reconnaître pour comprendre qu'on est là dans le délire pur et simple, avec liquidation de la responsabilité de la pauvrette s'entichant de ce qu'on appelait encore, jadis, un gros con. Etrangement, l'autre cas, celui où un idiot tombe sur une tarée, n'est jamais évoqué que du bout des lèvres, car une femme perpétrant le mal, ça n'existe pas, ou plutôt, ça n'existe plus, dans la grande matrice.

Avis aux académiciens : "bourrelle" doit disparaître du dictionnaire.

 

 

1. 100 ans cette année, vous vous rendez compte !

2. Comme dirait le seul sociologue que connaissent les "féministes" : Bourdieu.

3. Je songe à Marcela Iacub.

4. Le véritable inventeur du concept étant le psychologue suédois Heinz Leymann, quelques 14 ans avant le succès de librairie de Madame Hirigoyen...

5. Etiquette qui n'est reconnue par aucune classification officielle, au passage.

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