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18/11/2009

Frère Tariq... et soeur Caroline

Je viens de voir le débat entre Tariq Ramadan et Caroline Fourest chez Taddeï, lundi soir dernier. Bilan : victoire du fondamentalisme musulman, grâce au triomphe premier du fondamentalisme libéral. En effet, Caroline Fourest a beau jeu de dénoncer le "double discours" de Tariq Ramadan... tant que ce dernier ne la renvoie pas dans les cordes de son subjectivisme précisément tout libéral. C'est ce qui reviendra tout au long du débat : à chaque objection de soeur Caroline, frère Tariq lui fera remarquer que ce n'est jamais que sa conception des choses et qu'il a après tout le droit de penser autrement, sur la base même de la liberté sur laquelle sa laïcarde d'interlocutrice s'appuie pour exprimer sa critique. C'est le problème, avec le libéralisme : la liberté qu'il met au coeur de son dispositif se délite en licence. Et la licence, chacun peut la réclamer pour lui-même, y compris un musulman. Bref, soeur Caroline prise à son propre piège, cela m'aurait fait rire si cela ne profitait pas de fait à frère Tariq, qui malgré son talent d'orateur expert ès taqîya1 échoue à dissimuler son islamisme rampant, du moins aux yeux de tout observateur avisé. Ce Monsieur fournissant aux musulmans les armes intellectuelles pour obtenir toujours plus d'"accommodements raisonnables"2 par chez nous. Enfin, quand je dis "chez nous"...

 

 

1. Soit, je le rappelle, l'usage autorisé en islam de la ruse et de la dissimulation à l'encontre des non musulmans, dans une logique de conquête. Stratégie dont Caroline Fourest ne pipe étrangement jamais mot. Enfin, quand je dis "étrangement" : sa saillie finale sur le Front national lors de ce débat donne la pleine mesure de son honnêteté intellectuelle.

2. Expression novlangue pour "reculs des libertés devant l'islam". La mise à mort de la liberté par elle-même : ou de l'ouroboros libéral. Vers quelle éternité ?

 

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