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25/05/2009

De l'enfant-roi à l'enfant-dieu

Demain, la France devra s'expliquer devant l'ONU quant à son respect des droits de l'enfant sur son territoire. Comme il se doit, une association1 mandatée par le monstre supranational et soutenue par une cohorte de petites assocations nationales gagnées à la cause2, a rédigé un magnifique rapport3 dénonçant les terribles régressions qui se déploieraient dans notre beau pays au regard de la CIDE4, "machin" également suprational qui participe de la déification prochaine de nos bambins. Je ne résiste pas au plaisir de vous livrer les recommandations de notre valeureuse association, avec, pour vous aider, une traduction du novlangue présenté.

- Mettre enfin en œuvre la suprématie juridique de la CIDE. Aucune loi ne doit violer ses éléments constitutifs.

>> Traduction : Français, arrêtez de faire chier avec votre histoire de souveraineté nationale. Ce n'est pas vous qui décidez, mais nous, technocrates onusiens, inspirés par les Muses planificatrices.

- Créer un grand ministère des droits de l’enfant, avec une politique globale.

>> Traduction : le statut d'enfant-roi ne suffit pas, il faut instituer sans délai le statut d'enfant-dieu.

- Se donner des moyens de suivi afin de rendre cette politique pérenne, avec des indicateurs et un renforcement des moyens de contrôle.

>> Traduction : le peu de liberté qu'il vous restait, Français, vous pouvez vous asseoir dessus ; en avant pour le grand flicage !

- Reconnaître le statut « plein et entier » d’enfant de moins de 18 ans.

>> Traduction : vous pouvez oublier la pénalisation des "enfants" criminels. L'enfant est innocent par définition.

- Elaborer « une politique cohérente au plan national d’accueil et de protection des mineurs isolés étrangers »

>> Traduction : "l'immigration est une chance pour la France" (© Stasi) et le cheval de Troie de cette chance inouïe, ce sera l'enfant étranger.

- Revenir sur le durcissement de la politique de réunification familiale des migrants.

>> Traduction : "l'immigration est une chance pour la France" (© Stasi), qu'on vous dit, alors inutile de résister, faites-vous à l'idée de la fin de la maîtrise de votre territoire.

- Remanier les orientations actuelles en matière de justice pénale des mineurs. Privilégier les mesures éducatives en milieu ouvert et donner les moyens de les mettre en œuvre sans délai, condition indispensable afin que les jeunes concernés les prennent au sérieux.

>> Vous avez bien compris ? L'enfant est innocent, par définition. La sanction, c'est mal. Il faut é-du-quer. Comment ça, ça fait des décennies que vous misez là-dessus et ça ne donne rien ? Faites un effort, que diable, vous voyez bien que l'horrible-politique-répressive instaurée par votre Président ne fait qu'aggraver les choses. Notamment avec les petits anges de banlieue, qui ne demandent rien d'autre que de pouvoir tendre la main au reste de la so-ci-été.

- Prévenir  l’entrée en délinquance en s’attachant à améliorer les conditions socio-économiques dans lesquels vivent ces enfants.

>> Pour la troisième fois : l'enfant est innocent, par définition. S'il fait le mal, c'est qu'il est malheureux et en particulier qu'il n'a pas pu s'acheter la dernière paire de Nike™ à la mode, fabriquée par un gosse de son âge à l'autre bout du monde qui, lui, n'a pas la CIDE pour le "protéger".

 

Je rêve.

 

 

1. Défense des Enfants Internationale.

2. Entre autres la FCPE et France Terre d’Asile. Vous êtes surpris, vous ?

3. A lire, ici. On préférera le résumé.

4. Convention Internationale des Droits de l’Enfant.

18/05/2009

Le ravissement de l'oreiller

Le_ravissement_de_l'oreiller.jpg

15/05/2009

Pédale dans la semoule numérique

Un petit article du Monde au titre prometteur : "Les propos homophobes sur le Net ont été multipliés par trois". L'esprit chagrin, je me fais immédiatement la remarque qu'un propos n'a jamais tué personne1 et que ce néologisme, "homophobe", ne veut décidément rien dire2. Néanmoins, curieux, je continue ma lecture. Une poignée de lignes plus tard, j'apprends que l'alarmisme de l'intitulé n'a d'autre fondement qu'une duperie de journaliste ; tout au plus déplore-t-on, en bien-pensance, combien il est bien difficile de "faire bouger les lignes"3. Bref, le problème, c'est que tout le monde s'en contrefout, de l'homophobie et plus généralement de l'homosexualité, la foule des normaux4 considérant que chacun fait ce qu'il veut, du moment que c'est avec son cul et pas celui du voisin, sauf demande express de ce dernier. Mais on se promet, à SOS Homophobie, de rester vigilant au moindre mot de travers sur la toile, avec réprimande du modérateur le cas échéant. "Un travail de fourmi", concluent nos justifiers.

Marrant, j'aurais plutôt parlé d'un "travail de cigale", moi.

 

 

1. A preuve du contraire. Mais je ne doute pas que quelque socioloque a déjà pondu une étude apportant la preuve en question.

2. Signifiant en effet "peur du semblable".

3. Je me demande toujours d'où vient cette expression et quel sens elle peut revêtir, en particulier en politique, puisque c'est dans ce domaine qu'elle fleurit.

4. Au sens statistique du terme : je ne voudrais pas me retrouver avec un procès... au cul. A défaut d'autre chose. Bon, d'accord, j'arrête.

13/05/2009

Les escamoteurs

Ce sont quelques parasites municipaux, accessoirement missionnaires de la secte du Ruban Rouge (ou inversement), qui, dans une savoureuse1 tribune, se payent à leur tour l'évêque d'Orléans à propos du préservatif. Curieusement, Madame Leveleux-Teixeira et ses petits amis se gardent bien de mentionner le fait que Monseigneur Fort, comme tout catholique qui se respecte, propose autre chose de beaucoup plus fiable face à la Sainte Capote dont il rappelle à raison2 les défaillances : l'abstinence et la fidélité.

C'est un journaleux qui nous raconte l'histoire larmoyante de cette Française convoquée au tribunal pour "aide au séjour irrégulier" d'un "sans-papiers"3 : la demoiselle comptait épouser le clandestin mais ne s'était comme de bien entendu pas du tout préoccupée du renouvellement du titre de séjour de son futur mari. C'est bête. Le plumitif qui relate l'affaire fait comme à l'accoutumée l'autruche gauchiste : le mariage blanc, ça n'existe pas ou si ça existe c'est marginal. Et puis arrêtez, hein, l'important, c'est l'amour.

C'est le président d'une quelconque association juive qui affirme doctement sur un plateau de la télévision d'Etat4 que le meurtre d'Ilan Halimi, c'est quand même la faute aux préjugés5 et que ces préjugés, loin d'être le propre des fauves de banlieue, caractérisent l'ensemble de la société française, sauf que bien sûr, à l'ère de l'antiracisme, le bas peuple a appris à fermer sa gueule. Un expert-psychiatre présent pour l'occasion6 se hasarde à expliquer qu'il faudrait voir à ne pas instaurer un crime de pensée, qu'après tout chacun peut bien penser ce qu'il veut, bref, qu'un préjugé, à preuve du contraire, ça n'a jamais tué personne et que la société doit se borner à condamner les actes criminels. Mais diable, que nenni ! La-vérité-si-je-mens le psy t'es limite antisémite, sur ce coup. Et puisqu'on te dit que tout le monde est antisémite, consciemment ou non et que c'est ça, le vrai problème. Tenez, Dieudonné et sa liste "antisioniste", ça fédère tout le monde. Ah ouais, non, mauvais exemple.

Recette : planquer le réel sous le tapis du conformisme, écraser le tout avec les gros sabots de la malhonnêteté intellectuelle, laisser mijoter quelques jours. C'est prêt, vous pouvez vous régaler.

 

 

1. Savoureuse de par sa criante stupidité. C'est ainsi que nos génies écolo-socialistes nous informent que le SIDA ne cesse de progresser, y compris en France, pays pourtant converti au préservatisme depuis belle lurette. Devant l'échec patent de la doctrine, ses fidèles ont aussitôt recours à l'explication ad hoc convenue : c'est parce que les gens ne mettent pas assez de préservatifs que le SIDA se porte si bien. Plus de la même chose, comme dirait Watzlawick.

2. Voir sur le site de n'importe quel fabricant (ici par exemple), mais aussi la très sérieuse OMS, qui signale, dans un document récent (p. 17) que "l'utilisation correcte et systématique du préservatif masculin réduit le risque de transmission sexuelle du VIH de 80-90%". La précision de la "vérité scientifique" laisse rêveur.

3. Notez que dans l'article de Libération le terme est utilisé sans guillemets, aux fins de le substantiver et ainsi de lui conférer une réalité, ce qui relève bel et bien de la propagande : un "sans-papier" en a, des papiers, de son pays, simplement, manque de bol, ce ne sont pas les bons et il se retrouve par suite de manière tout à fait illégale sur le territoire national.

4. Raphaël Haddad, président de l'Union des étudiants juifs de France, invité de l'émission Mots croisés du 11 mai dernier, sur France 2.

5. A ce sujet, on lira avec profit le billet de Blueberry chez ILYS.

6. Son nom mérite d'être cité : Pierre Lamothe, expert-psychiatre, expert auprès de la Cour de cassation, chef de service médico-psychologique régional des prisons de la région Rhône-Alpes.

08/05/2009

Une redevance pour trois pépites

Ca commence avec un reportage local1 qui explique sans rire que les vaches participent au "réchauffement global"2 par l'émission de méthane en rotant3. L'INRA4 s'est saisi de l'affaire et a déjà trouvé la parade : par un apport alimentaire (graine de lin), les vaches roteront moins et hop, la planète sera sauvée. On n'arrête pas le progrès.

Ca continue avec nos amis socialistes, en croisade contre le projet de loi HADOPI5. Une fois n'est pas coutume, je suis d'accord avec eux. Sauf que l'argument brandi pour l'occasion6 est que l'HADOPI se constituera en autorité administrative, se substituant à l'autorité judiciaire. Ouais. Mais les gars, la HALDE7, c'est quoi, rappelez-moi ? Mince alors : une autorité administrative, comme l'HADOPI promise tantôt ! Je n'ai pourtant pas souvenir de gens de gauche ayant détracté la création de la HALDE. Et pour cause8.

Ca finit avec un documentaire sur l'histoire de l'émancipation des femmes au XXe siècle à travers le magazine Marie-Claire9. Je tombe sur le moment où Clémentine Autain, garçonne trentenaire écolo-coco-féministe un temps en charge de la jeunesse à la mairie de Paris10, s'exprime : le féminisme, domination d'un sexe sur l'autre11, blabla, patriarcat, blablabla. Pour en venir à dire que la publicité "sexiste"12 et les femmes afghanes, c'est même combat. D'accord, bah écoute, Clémentine, je te propose un petit séjour en Afghanistan, histoire de tester ta théorie sur le terrain et on en reparle. Si tu reviens. En vie, s'entend.

France Télévisions est vraiment une mine d'or anthropologique.

 

 

1. Clermont Soir, hier peu avant 19h, sur France 3.

2. Oui, il y avait longtemps. Une menace éclipse l'autre. Les guillemets sont de rigueur, au vu de la cacophonie mondiale sur le sujet et l'étrange mise au ban des scientifiques ayant l'outrecuidance de contester le dogme.

3. Et non pas en pétant, comme le veut l'opinion courante.

4. Institut national de la recherche agronomique. Devinez qui finance cet organisme.

5. Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet.

6. 19/20, hier, à 19h30 sur France 3.

7. Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité.

8. Rendez-vous compte : l'antiracisme institué ; la gauche en rêvait, la droite l'a fait.

9. "Les Années Marie-Claire", hier soir à 00h45 sur France 2, dans le cadre de l'émission Infrarouge.

10. Au moins, c'est cohérent, même si l'on peut déplorer le conservatisme petit-bourgeois de la dame : mariée, un enfant. On l'aurait préférée lesbienne.

11. Dans le cas de Clémentine Autain, ce discours fleure bon le trauma : violée à 23 ans et la voilà tout soudain féministe. Au lieu d'apprendre l'autodéfense. Je vous jure, y'a des baffes qui se perdent.

12. Entre guillemets parce que la dénonciation des féministes ne concerne jamais que leur propre sexe (devrais-je écrire "genre" ?). Lorsqu'une publicité se sert d'un homme comme pur objet sexuel, pas une chienne-gardienne ne moufte. Ce qui confirme le fait d'expérience selon lequel une femme ne peut pas à la fois mouiller sa petite culotte et réfléchir.