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15/05/2009

Pédale dans la semoule numérique

Un petit article du Monde au titre prometteur : "Les propos homophobes sur le Net ont été multipliés par trois". L'esprit chagrin, je me fais immédiatement la remarque qu'un propos n'a jamais tué personne1 et que ce néologisme, "homophobe", ne veut décidément rien dire2. Néanmoins, curieux, je continue ma lecture. Une poignée de lignes plus tard, j'apprends que l'alarmisme de l'intitulé n'a d'autre fondement qu'une duperie de journaliste ; tout au plus déplore-t-on, en bien-pensance, combien il est bien difficile de "faire bouger les lignes"3. Bref, le problème, c'est que tout le monde s'en contrefout, de l'homophobie et plus généralement de l'homosexualité, la foule des normaux4 considérant que chacun fait ce qu'il veut, du moment que c'est avec son cul et pas celui du voisin, sauf demande express de ce dernier. Mais on se promet, à SOS Homophobie, de rester vigilant au moindre mot de travers sur la toile, avec réprimande du modérateur le cas échéant. "Un travail de fourmi", concluent nos justifiers.

Marrant, j'aurais plutôt parlé d'un "travail de cigale", moi.

 

 

1. A preuve du contraire. Mais je ne doute pas que quelque socioloque a déjà pondu une étude apportant la preuve en question.

2. Signifiant en effet "peur du semblable".

3. Je me demande toujours d'où vient cette expression et quel sens elle peut revêtir, en particulier en politique, puisque c'est dans ce domaine qu'elle fleurit.

4. Au sens statistique du terme : je ne voudrais pas me retrouver avec un procès... au cul. A défaut d'autre chose. Bon, d'accord, j'arrête.

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