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01/05/2009

La grogne des chiens de faïence

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L'ochlocratie bigarée à Paris, ce jour. [Source : AFP]

Une demi-molle pour cette bouffonnerie annuelle. Oh, certes, il y eut foule, mais, au regard de celle d'il y a quelques mois, une foule minceur, sans doute pour préparer l'été1 ou à tout le moins profiter de ces trois jours bénis de fin de semaine2 ; c'est donc bien plutôt à une démobilisation à laquelle nous pûmes assister aujourd'hui. Et puis, sous l'unité affichée, des situations très différentes. Cela allait de l'infirmière qui se plaint parce qu'elle ne gagne "que" 2000€ par mois3 à l'ouvrier qui vient de perdre son emploi à cause d'une fermeture d'usine, en passant par le fonctionnaire qui n'entend pas revenir sur ses privilèges, le jeune surdiplômé qui ne trouve pas de boulot et enchaîne les stages à la con ou encore le "senior" à qui le monde du travail demande de patienter tout en lui faisant gentiment comprendre qu'il devrait avoir 20 ans de moins pour avoir le droit de suer jusqu'à sa retraite renvoyée aux calendes grecques ; tout ça parce que notre modèle social aussi généreux que stupide réclame instamment son lot de sacrifices.

Ca doit quand même se regarder bizarre, dans les manifs.

 

 

1. Car vous avez remarqué, en juillet-août, personne ne manifeste : où sont-ils tous passés ?

2. Et ça ne fait que commencer, le mois de mai étant pratiquement un mois chômé, en France, en vertu de festivités politiques et religieuses glorieusement instituées et farouchement défendues.

3. Vu à la télé. Je m'interroge : la femme en blanc s'est-elle ensuite fait casser la gueule par un véritable miséreux ?

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