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26/03/2009

Le "détail" a 22 ans

Un joyeux anniversaire à Jean-Marie Le Pen et chapeau bas pour la performance : avoir maintenu un réflexe conditionné chez les bien-pensants – non seulement français mais aussi européens1 – pendant plus de deux décennies. En même temps, ce n'est pas très difficile : le réel ayant déserté la plupart des esprits depuis longtemps, il ne reste que le symbolique, les chambres à gaz en étant comme le parangon2. C'est d'ailleurs ainsi qu'on mesure l'importance du dernier sujet d'actualité en date : plus l'empire du Bien s'hystérise, plus le sujet considéré relève de la vacuité parfaite. Au passage, on attend toujours que l'Union européenne reconnaisse une bonne fois les crimes du communisme. Mais c'est marrant, là, ça traîne et les vertueux de tout à l'heure se murent tout soudain dans un silence gêné.

A se demander si pour eux l'Archipel du Goulag ne serait pas un détail de l'Histoire du XXe siècle.

 

 

1. Le vieux chef du Front national n'a pas boudé son plaisir en jouant hier le sketch carbonisé du "détail" sur la scène européenne de Strasbourg. Le public fut à la hauteur de son espérance : le doyen d'âge sera privé de dessert à la cantine du Parlement et accessoirement de présidence de la prochaine session inaugurale de l'assemblée. C'est du moins ce que désirent d'ardents démocrates qui ne sauraient tolérer un tel négationnisme en leur sein, un gros bébé joufflu et braillard, rouge hier, vert aujourd'hui, mais éternel li-li, en tête.

2. Non pas que les chambres à gaz ne renvoient à aucune espèce de réalité, entendons-nous bien – la loi Gayssot sonnant en outre le glas de toute contradiction des actes du procès de Nuremberg par chez nous – mais qu'elles constituent de fait un point de détail au regard de l'ensemble des évènements qui se sont déroulés pendant la Seconde Guerre mondiale. Par ailleurs, il n'est nul besoin de s'appeler Faurisson pour faire remarquer que tous les camps allemands ne comptaient pas de chambres à gaz ou que, lorsqu'ils en comptaient, elles n'étaient pas toujours utilisées, ce qui n'a pas empêché que les Juifs, entre autres victimes du socialisme national, y soient exterminés, par d'autres moyens.

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