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19/03/2009

Le jour où la France s'arrêta (bis)

C'était donc la mascarade "sociale" habituelle dans les rues de France, aujourd'hui. Côté syndicats, on se félicite de l'ampleur de la mobilisation1 et on se promet déjà de recommencer. A l'examen, toutefois, si la grève a fait nombre, elle n'a pas fait consensus ; on a reparlé du bouclier fiscal, mais en dehors de ce bain de bouche dont on se gargarise en bien-pensance, chacun a défendu son intérêt mesquin et réclamé sa part roborative à l'"Etat nounou"2 : déception pour les veilleurs du grand soir qui tomberait après la foudre de la grève générale. Le plus tragique, c'est l'incompréhension persévérante des experts ès doléances : plus l'Etat pourvoira, plus les contribuables – qui viennent encore dernièrement d'être saignés à blanc sur fond de gwoka3 – seront ligotés et par suite, appauvris. Mais ne serait-ce pas cela, précisément, l'égalitarisme : que pas un ne soit moins démuni que son voisin.

 

 

1. Qui donne, sur l'autre rive, sa proportion d'honnêtes gens immobilisés.

2. L'expression est du libéral Mathieu Laine.

3. Genre musical guadeloupéen, à base de tambours.

 

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